c’est comme une île, 2024-2025

Camille Orlandini

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Camille Orlandini, «c’est comme une île», 2024-2025, photographie : Camille Orlandini
Camille Orlandini, «c’est comme une île», 2024-2025, photographie : Camille Orlandini
Camille Orlandini, «c’est comme une île», 2024-2025, photographie : Camille Orlandini
Camille Orlandini, «c’est comme une île», 2024-2025, photographie : Camille Orlandini
Camille Orlandini, «c’est comme une île», 2024-2025, photographie : Camille Orlandini
Camille Orlandini, «c’est comme une île», 2024-2025, photographie : Camille Orlandini
Camille Orlandini, «c’est comme une île», 2024-2025, photographie : Camille Orlandini
Camille Orlandini, «c’est comme une île», 2024-2025, photographie : Camille Orlandini
Camille Orlandini, «c’est comme une île», 2024-2025, photographie : Camille Orlandini
Camille Orlandini, «c’est comme une île», 2024-2025, photographie : Camille Orlandini
Camille Orlandini, «c’est comme une île», 2024-2025, photographie : Camille Orlandini

c’est comme une île, 2024-2025

Libre Usine Nantes Résidence de territoire

Le quartier de Malakoff, c’est comme une île, longée par la Loire d’un côté et bordée par la petite Amazonie de l’autre. 

« (..) on a écrasé des kilos de pommes de terre avec du beurre salé, de l’ail et du persil. On les a mangés sans attendre dans des cornets que l’on a fabriqués. On a dessiné d’autres pommes de terre, que l’on a mises en terre. On a attendu qu’elles poussent avant de les récolter quatre-vingt-dix jours plus tard pour les faire cuire dans la braise.On a cousu des sacs à patates dans de la toile de jute pour faire la course avec, et sur chacun de ces sacs, on a brodé une pomme de terre. Inspiré·es par le chilal de l’épicerie, on en a fait tout un fromage en chauffant des litres de lait cru, que l’on a fait cailler, pour ensuite filer et étirer la pâte à plusieurs. On a pressé le jus des agrumes et des carottes, et avec le marc et du curcuma, on a teint de grands tissus, que l’on a fait sécher au vent. On a brodé dessus des zones entières pour adoucir les lignes de démarcations. Les bottes aux pieds, on a marché dans la petite Amazonie, on en a rapporté des images en mouvement et on a imaginé la raconter aux autres habitant·es en une bouchée. On a aussi pétri du pain pour le faire cuire dans une oeuvre d’art de l’autre côté de la Loire. »