Tapis, 2003

Bernard Calet

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Bernard Calet, «Tapis», 2003, photographie : droits réservés
Bernard Calet, «Tapis», 2003, photographie : droits réservés
Bernard Calet, «Tapis», 2003, photographie : droits réservés
Bernard Calet, «Tapis», 2003, photographie : droits réservés
Bernard Calet, «Tapis», 2003, photographie : droits réservés
Bernard Calet, «Tapis», 2003, photographie : droits réservés
Bernard Calet, «Tapis», 2003, photographie : droits réservés

Tapis, 2003

SDIS Alençon sur une invitation de Commande réalisée dans le cadre du programme Nouveaux commanditaires de la Fondation de France

L’aménagement et l’oeuvre, conçus pour le site, exploitent ses spécificités et se développent entre l’espace extérieur, celui des
cérémonies et commémorations, et l’espace intérieur du bâtiment.
Occupant cet interstice, Tapis est un lieu de passage et d’échange face à l’entrée principale. L’ensemble est composé de deux
bassins mis en eau, franchissables par une passerelle en bois et en partie recouverts de caillebotis où s’enchâssent des bacs
plantés de végétaux et des petites architectures translucides.
Comme dans un tapis, la composition dégage une partie centrale occupée par un miroir d’eau qui capte tous les mouvements environnants
et une frise périphérique composée d’un motif géométrique dont le rythme, alternant les pleins des îlots de verdure et les
vides des découpes de la trame métallique, est rompu par l’émergencedes architectures. Ces volumes, illuminés à la nuit tombante,
renforcent l’idée d’une cité miniaturisée.
Une série de lettres inscrites juste au-dessus de la ligne d’eau compose les mots : cours, secours, courses qui rendent compte des
fonctions du site et des activités de ses occupants. L’eau du bassin supérieur alimente, par débordement en rideau, le bassin inférieur.
L’échelle des différents éléments constitutifs de l’oeuvre varie de l’échelle un à celle du modèle réduit, à celle de la maquette.
Lors du passage, chacun se trouve confronté à deux espaces distincts : celui qui est traversé physiquement et celui qui est représenté
mentalement, sorte de paysage ou de géographie imaginaires comme le suggèrent à leur tour les courbes de niveau qui viennent
clore la partie haute de la frise.
Le tapis dans sa forme traditionnelle est porteur de signes, c’est une représentation du monde, du cosmos qui entre dans nos
habtats où il constitue un élément de méditation, de protection ou de décoration.
A l’opposé des motifs et des signes inertes du tapis, l’oeuvre propose ici un espace dynamique, continûment animé par les
déplacements quotidiens, les effets de lumière et de miroitement, le bruit de la chute de l’eau ; autant de flux énergétiques qui
renvoient par métaphore une image du monde contemporain.

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