Un_variable, 2015

Julien Quentel

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Julien Quentel, «un_variable», 2015, praticable, collection d'objets, installés dans les patios et la cour.
Julien Quentel, «un_variable», 2015, praticable, collection d'objets, installés dans les patios et la cour.
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Un_variable, 2015

Collège Rosa Parks Clisson, Loire-Atlantique Maître d'ouvrage : Conseil Général de Loire-Atlantique

praticable, collection d'objets, installés dans les patios et la cour

Cette proposition artistique est une transposition des éléments et enjeux de un_ variable, performance donnée au cours de l’année 2013. Conçue comme une exploration anthropologique de la mémoire, cette performance met en jeu des souvenirs, des évènements vécus, développant une réciprocité entre le performeur et le spectateur, déplaçant la position de l’acteur et du témoin. Basés sur une transmission orale et gestuelle, les évènements relatés entretiennent une relation intime à la dualité. Perturbant les notions d’espace, de temps et d’identité, ces actions entretiennent des correspondances, des analogies que seule l’imagination, par la puissance du montage, permet de découvrir.
La présente proposition se développe en un ensemble de créations répartit sur deux espaces, élaborant chacun un mode de présentation différent. Les patios offrent un espace privilégié à l’exposition, la cour est considérée comme un champ d’expérimentation. Le caractère rhizomique de ce travail s’accorde avec le concept de mobilité définit dans le projet architectural. Ici c’est le mode d’apparition de l’œuvre qui change.
En écho au musée-école des frères Cacault, les patios présentent une collection d’objets. Deux tables de 6m par 1m se déploient dans chacun des patios. À leur surface sont exposés les objets de la performance un_ variable. Il s’agit d’extraire les éléments de cette performance et de matérialiser ses sujets en objets tangibles. Cette collection d’objets hétérogènes, regroupe des éléments de matériaux divers. Ainsi, se côtoient ici deux oranges en verre, deux couples de figurine en bronze, une chaussette, une paire de chaussure, deux arbres, deux ammonites, deux sabliers, deux mains en cire, et le moulage de deux pieds réalisés en terre cuite. Ce cabinet de curiosité se présente comme une relecture, une possibilité plastique de la performance. Les deux patios ou vitrines diffèrent l’un de l’autre par l’exposition de ces objets dans des états différents. Ces installations deviennent alors telle une séquence, l’état des lieux de deux moments distincts.
L’espace de la cour de jeux calmes est occupé par un banc circulaire de 6,50 m de diamètre. Constitué de deux demi-cercles séparés par le milieu, il devient ici réciproquement la scène et la tribune. Un dossier central permet de s’asseoir du côté concave ou convexe du cercle. Cette forme reprend et interprète le plan du village Bororo, peuple amérindien du Mato Grosso décrit par Claude Lévi-Strauss dans Tristes tropiques, l’ethnonyme Bororo signifiant d’ailleurs la cour du village, le lieu du rassemblement et des cérémonies. Cette construction devient alors le lieu propice du jeu, de l’échange, de la rencontre et du repos. L’étymologie du nom Clisson venant de clisse signifie quant à lui, treillis de branches, enclos entouré de haies entrelacées, aussi le banc forme à sa surface des motifs de treillages. Ce mobilier peut être considéré comme le prolongement des aménagements de Lemot dans la vallée de Clisson, et résonne avec l’utilité réelle des fabriques du XIXème siècle.