Artistes
Cécile Paris : born 1970 in Nancy, lives in Paris, works in Nantes.
Solo exhibitions
2021
- «PAN café»
2019
- «Eleor», Galerie Bikini, Lyon
2015
- «Conduire, danser et filmer », Passerelle Centre d'Art Contemporain Brest
- «L'italie », Musée des Beaux arts Rennes
- «Extradiégétique », Galerie Dulcie École des beaux‑arts Nantes
2014
- «Les Italiens, un début, un milieu et une fin», Passerelle Centre d’art contemporain de Brest
2013
- «Club Delacroix, Code de nuit ⓒ », Institut francais culturel de Tanger Maroc
2011
- «Rythme », Musee d’art moderne de la Ville de Paris
2010
- « De peur qu’il n’y ait que cette nuit », Heidi Galerie Nantes
2008
- «chez Ferragamo Londres», Paradis Frieze Art Fair
- «Le Sens de la nuit », Le Lieu unique Nantes
- «Te dire », Le Pavillon Pantin
2007
- «Mensch und Ornament », Galerie Kunst Buro Berlin
- «Occupation 10 », MAC/VAL, Musee d’art contemporain du Val‑de‑Marne Vitry‑sur‑Seine
2006
- «Cocktail », Galerie Michael Steinberg New York
- «Ambiance », Musée de l’objet, Blois
2005
- «Le Manque de naturel », Musee de Luxeuil-les-Bains
- «Blind Date », Galerie Eric Dupont Paris
2004
- « 3 Videos and 3 Songs », Location 1 New York
- «Paris Parade », Carte blanche à Cécile Paris, dans le cadre de Lille 2004 Lille
2003
- «Vertes», Le Triangle Centre d’art de Rennes
- «Variété », Galerie Eric Dupont Paris
2002
- «Lux », Le Granit, galerie du théâtre Belfort
2000
- «Visions d’images », Image / Imatge, Orthez
Group exhibitions
2022
- «Pas Sommeil», Musée des Beaux Arts de Rennes, Rennes
- «Hyper Nuit», Base maritime, CAPC et FRAC Aquitaine, Bordeaux
- «Ailleurs et Demain», The film Galerie, Paris
2021
- «GRAND PAVOIS», Mean Galerie, Saint-Nazaire
2020
- «Bain de foule», Beaubourg, Paris
2019
- «La page manquante », musée des moulages, Paris
- «Codigo Abierto », CentroCentro, Madrid, Espagne
2018
- «La nouvelle adresse », cnap, Pantin
- «Sans réserve », musée Macval, Vitry sur Seine
2017
- «Tainted Love», Confort Moderne, Poitiers
- «Videobox», Carreau du Temple, Paris
2016
- «Microscopie du banc », la Graineterie, Centre d’art de Houilles
- «Mono poly», FRAC Poitou-Charentes, Linazay
2014
- « Des choses en moins, des choses en plus », Palais de Tokyo Paris
2013
- «Water Diary », Frac Haute‑Normandie Rouen
2012
- « Vivement demain », MAC/VAL, Musee d’art contemporain du Val‑de‑Marne Vitry-sur-Seine
2011
- «Collector, Code de nuit ⓒ», Le Tripostal Lille
- «Autre pareil », Musée des beaux‑arts de Dunkerque
2010
- « Let’s Dance », MAC/VAL, Musee d’art contemporain du Val‑de‑Marne Vitry-sur-Seine
- «En t’attendant », L’Espace d’en bas Paris
- «Emporte-moi », MAC/VAL, Musee d’art contemporain du Val‑de-Marne Vitry-sur-Seine
2009
- «Sweep me of my feet », Musee national des beaux-arts du Quebec Quebec, Canada
- «Popisme 5 », Le Lieu unique Nantes
- «Les Grandes Vacances », Maison d’art Bernard-Anthonioz Nogent‑sur-Marne
- «Parcours contemporain », collection permanente Musée d’art moderne de la Ville de Paris
- «Sculpteurs de trottoir», Le Quartier Centre d’art contemporain de Quimper
2008
- «Je reviendrai, collection permanente », MAC/VAL, Musee d’art contemporain du Val-de-Marne Vitry-sur-Seine
- «Prêt-à-porter », Kasseler Kunstverein Kassel, Allemagne
2007
- «Playback », ARC/Musée d’art moderne de la Ville de Paris France, exposition imaginée par Cécile Paris, La Générale, Paris
2006
- «Accords excentriques », Domaine départemental de Chamarande
- «Cérémonie », Espace croisé Roubaix
2005
- «Dockwatchers », Wyspa Progress Foundation Dantzig, Pologne
- «If you see something say something », At Home Gallery Bratislava, Slovaquie
2004
- «Maison/Témoins », The Store Paris
2003
- «Singuliers voyages », Domaine départemental de Chamarande
- «Popisme », Villa du Parc Centre d’art contemporain Annemasse
2002
- «Zivio », Collegium Artisticum Sarajevo, Bosnie-Herzegovine
- «En Petitland», ADDC, Centre d’art contemporain Perigueux
2001
- «Traversées », ARC/Musee d’art moderne de la Ville de Paris
- «Street Life », Galerie Chez Valentin Paris
1999
- « Faut-il rappeler les amours de vacances ? », La Galerie Centre d’art contemporain Noisy-le-Sec
1998
- «La Ville en projets », Le Magasin Centre d’art contemporain, Grenoble
Publications, broadcasts
2015
- «Cécile Paris : Présentation Naïca Edition»
Other
2018
- La cinquième saison, projection, Centre Pompidou, Paris
2017
- Hors-pistes, Centre Pompidou, Paris
2016
- Carte Blanche à Cécile Paris, Silencio, Paris
2015
- Hors Pistes Istambul Pera Museum, Turquie
- Crossover Palais de Tokyo, Paris
2014
- Nyctalope, festival Hors Pistes, Centre Pompidou, Paris
2013
- Festival du film de femmes, Creteil
- Festival Cote court, Pantin
2011
- Nébuleuse Dandy, avec Barbara Carlotti, Cite de la musique, Paris
2010
- HomeMade.Bcn, Davis Museum, Barcelone, Espagne
- C’est la vie, Pera Museum, Istanbul, Turquie
2009
- Nuit blanche Palestine, Jerusalem, Ramallah, Naplouse, Palestine
- Nuit blanche Metz, Hotel de ville, Metz
2005
- FIAV, Festival d’images artistiques video, Barcelone, Espagne
- Fraîcheur de vivre, Musee des arts, Macao, Chine
2004
- Off the Record/Sound ARC, ARC/Musee d’art moderne de la Ville de Paris
2003
- ou –, L’Epicerie, Varsovie, Pologne
- Manifesto, Pointligneplan, La Femis, Paris
2001
- Ouragan, carte blanche, soiree video au Batofar, Paris
Les Italiens, un début, un milieu et une fin, Cécile Paris
Cécile Paris s’attache aux potentiels fictionnels de l’image et du son. Elle puise dans les formes dites populaires pour construire un véritable travail de reprise au sens musical du terme. Rejouant et rechargeant un héritage culturel occidental, elle mène en creux une mise en question de la construction de l’identité.
Pour le projet Les Italiens, un début, un milieu et une fin, elle s’associe à la chanteuse française Barbara Carlotti dont le rapport à la musique dépasse de loin les logiques formatées pour croiser les champs du cinéma, de la danse ou de la poésie sonore. Ensemble, elles se livrent à une exploration artistique de la durée, du format et de la destination de la chanson dont on ne retient souvent qu’un air, un refrain, un morceau approximatif avec lequel on fabrique une histoire personnelle, un souvenir.
Comme un feuilleton télé, les trois tableaux-titres qui composent Les Italiens, un début, un milieu et une fin sont une invitation à un voyage fictionnel à travers les clichés qui construisent notre regard sur l’Italie et la Dolce Vita : la blonde en robe légère, les soupirants moustachus et gominés, les paysages urbains pasoliniens, les roches de la péninsule de Sorynthe, etc.
2014
Cécile Paris, Conduire, danser et filmer
« Conduire, danser et filmer », trois verbes intransitifs, sans finalité ni objet. C’est qu’il s’agit avant tout de se mouvoir, d’être mu et porté par un élan, qu’il mène ici ou ailleurs, sinon nulle part. Autant d’impulsions, mi tragiques-mi comiques, dont les vidéos, objets et collages de Cécile Paris sont les témoins, fragments d’histoires passées et embrayeurs de récits potentiels.
Fidèle à son vocabulaire issu de l’univers populaire des boîtes de nuit et des voyages automobiles, l’artiste a conçu son exposition à Passerelle comme un environnement immersif ouvert à toutes sortes de fictions. Un long rideau (anti-mouches) en marque le seuil, évoquant aussi bien celui d’une scène de théâtre que celui d’une caravane. À l’arrière dialoguent une piste de dance affichant des traces de pas endiablés, une boule à facettes sur un tourne disque projetant ses lumières alentour, des sortes de vinyles en papier parsemés de paillettes, de confettis et de cotillons. Une musique douce-amère et ouatée baigne le tout. Elle provient d’une double projection murale (Double V, 2015) : d’un côté, un garçon rattrape in extremis un train circulant dans un paysage enneigé, de l’autre, un jeune homme aux allures de James Dean est au volant d’une voiture de sport juchée sur le toit d’un garage. Les deux acteurs semblent être en attente l’un de l’autre, comme s’ils jouaient l’histoire à la fois triste et burlesque d’un rendez-vous manqué.
Tels des sculptures minimalistes placées deci delà dans l’espace, des socles en métal rouge de différentes tailles présentent sur leur face supérieure des collages inattendus. Soit une collection de photos de voitures et de camions plus ou moins bigarrés, avec sans doute beaucoup de kilomètres au compteur, sur lesquelles l’artiste a collé des plumes colorées à l’aide de gommettes. Associations du lourd et du léger, du roulant et du volant, ces collages sont autant d’invitations à partir à l’aventure, sans but mais avec enthousiasme.
Un lyrisme légèrement comique pointe également avec deux autres vidéos ici présentées : Entournée (2003) et Vision Vesoul (2014). De part et d’autre, des travellings latéraux et circulaires accompagnent des actions pleines d’un élan un peu vain, soit un solo (sans public) de guitare sur un rond-point en zone périurbaine, une danse d’« Indiens » sur fond de musique guillerette ou encore un lancé de boule de bowling au milieu d’une pelouse.
Peintes au mur sur un fond bleu électrique et sérigraphiées sur des affiches noires parsemées de confettis fluorescents, les paroles de David Bowie résonnent avec cette esthétique mélancolique et enjouée du geste dérisoire à l’heure de fin de partie : conduire, danser et filmer, « Avant que ta grâce ne retombe », « De peur qu’il n’y ait que cette nuit ». Terminée, la fête ne demande qu’à être relancée.
Sarah Ihler-Meyer, 2015
Cécile Paris : présentation
« Envisage l’art comme un endroit, un lieu, un espace physique et mental où peuvent s’inventer d’autres manières d’être ensemble, d’être soi », précise Frank Lamy dans l’introduction de Présentation (p. 11). Cette publication relève de cette même recherche. Quel parti pris choisir pour une monographie ? Celui de coller le plus possible à un travail artistique et à son mode réticulaire. Cécile Paris a privilégié l’oralité et l’entretien pour la sienne, ainsi qu’un parcours libre et spontané dans son activité. Ces échanges ouvrent la publication papier et contribuent à son rythme. Ils transforment le rapport au format monographique composé d’une succession d’essais. Trois entretiens se succèdent comme autant de regards -les réactions de l’artiste jouent aussi un grand rôle dans ce rythme. La perception se fait en miroir, au fil de la discussion. Conviés dans son atelier à (re)découvrir les différentes facettes de son travail, la chorégraphe Julie Desprairies, le philosophe et musicologue Peter Szendy, l’architecte Edith Commissaire réagissent, commentent, interrogent. De nombreux thèmes sont abordés au gré des questions et réponses –tant des invités que de l’artiste : importance du hors champ, rapport à la musique, au féminisme, à l’architecture, au montage… Le catalogue des œuvres reprend la même recherche rythmique. Les interventions de l’écrivain Pierre Giquel leur répondent, comme autant de réactions, de regards. Entre description, interprétation, analyse, elles ponctuent l’image : « Un film en cache un second, comme une peau sur une autre », à propos de Black Beauty (p. 44). Comme un clin d’œil logique à la production de l’artiste qui s’ancre dans le numérique, la monographie possède un pendant numérique, librement téléchargeable sur tablette. Il est alors possible de visionner les films évoqués dans la publication, d’entendre des extraits des entretiens, etc. La monographie s’anime, et on a ainsi l’impression d’entrer de l’autre côté du miroir.
Fanny Drugeon, 2016




