Artistes

Manon Tricoire

Access to :
  • works
  • texts
  • contact
Pensée sauvage

Pensée sauvage, mars 2019La Loge - Beaupréau

Fondation Zevos, Vézelay, été 2010.

Fondation Zevos, Vézelay, été 2010.Fondation Zevos, Vézelay

Salon de Montrouge 2009

Salon de Montrouge 2009La Fabrique- Montrouge - France

Collège Chateaubriand, Villeneuve-sur-Yonne.

Collège Chateaubriand, Villeneuve-sur-Yonne.collège chateaubriand, Villeneuve-sur-yonne

Artothèque d’Angers         – H du Siège : dessins

Artothèque d’Angers – H du Siège : dessinsArtothèque d'Angers / H du Siège, Valenciennes

Portant mon regard sur les choses qui m’entourent (objets domestiques, nature, phénomènes naturels,..), je guette l’instant qui révèle un aspect étrange d’un fragment de réalité, cherchant à découvrir un univers frontière, un territoire où se rencontrent le quotidien et l’imaginaire.

A travers le jeu sensible d’impressions et d’intuitions, je construis de nouvelles images nées de confusions de formes ou de matières, d’associations de sensations, d’alliances de mots.

Je tente de capter, de garder, de conserver ces choses, ces impressions fragiles, éphémères qui suscitent souvent l’émerveillement mais qui éveillent aussi la conscience de l’impermanence, de l’absence et de la disparition.

Mon travail se développe ensuite sous différents registres et différentes formes. Il s’agit parfois de simples prélèvements par le biais de la photographie alors que d’autres travaux nécessitent une mise en oeuvre simple ou plus élaborée et entretiennent un rapport plus ou moins direct avec le monde tel qu’il est perçu habituellement.

Malgré la diversité des médias et techniques employés, je privilégie toujours les qualités sensibles des matériaux, cherchant également à suggérer d’autres aspects sensibles pourtant absents (tactile, olfactif, gustatif, auditif).

Au-delà de leur apparence formelle, mes travaux évoquent la fragilité de cette vision idyllique du monde, dévoilant souvent différents motifs de peur ou d’angoisse en les abordant de manière transposée comme le ferait l’univers des contes. Les objets, le corps, la nature évoquent alors de manière différente et avec une expressivité accentuée ces préoccupations essentielles.

Manon Tricoire

Pôle Arts Visuels Pays De La Loire : portrait de Manon Tricoire

Après plusieurs années de travail discret, Manon Tricoire est bien décidée à réapparaître. Engagée dans l’enseignement à l’École d’art du Choletais depuis 10 ans, en tant que mère de jeunes enfants et auprès de son conjoint plasticien, l’artiste fait de la polyactivité un défi toujours recommencé. Depuis 2017, elle s’investit dans les réflexions du Pôle arts visuels : « quel nouveau modèle peut-on construire ensemble ? » demande cette jeune femme au regard vif derrière ses lunettes rondes. Pour elle, « le Pôle permet de sortir de son pré carré et de trouver des solutions à plusieurs ». C’est aussi l’opportunité de dépasser le simple constat pour enclencher des actions avec un vrai souci du statut et de la rémunération. Depuis sa sortie de l’Ecole des beaux-arts d’Angers en 2001, elle a produit avec irrégularité sans atelier, voyagé au gré des résidences en pensant le petit format, rencontré la défiance à l’encontre des plasticiens, les rouages de la commande publique (Espace Culturel Senghor, May-sur-Èvre, 49, 2007) … Passant d’un médium à l’autre comme un jeu d’enfant, l’artiste explore la porosité entre 2ème et 3ème dimensions, renoue intuitivement avec une parenté surréaliste, élabore des dispositifs de présentation proches du conte, de la magie. Aujourd’hui, après avoir pratiqué le ponçage sur papier jusqu’à la disparition, elle souhaite prolonger son travail de céramique. Bientôt un four, et un désir de participer à des projets collectifs sur le long terme. « Un artiste a besoin d’être soutenu, d’être accompagné, et l’humain manque parfois ». Pour Manon Tricoire, le groupe permet de créer les conditions favorables à la production et de s’affranchir des contraintes de rentabilité. « La création ne doit pas être soumise au pragmatisme : elle est inhérente à sa sensibilité ».

Ilan Michel

→ lire la suite

Galerie Carrat Paris 2001-2002