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News : Laura Bottereau & Marine Fiquet, Mehryl Ferri Levisse, Julie Faure-Brac, Sophie Hasslauer, Meryem Jazouli, Marie Lenfant, Ron Athey, Benpagstudio, Cécile Binet, Boulevingt, Balthazar Heisch, Jean-Luc Verna.

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Photographie : Mehryl Ferri Levisse

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Exposition collective

Laura Bottereau & Marine Fiquet, Mehryl Ferri Levisse, Julie Faure-Brac, Sophie Hasslauer, Meryem Jazouli, Marie Lenfant, Ron Athey, Benpagstudio, Cécile Binet, Boulevingt, Balthazar Heisch, Jean-Luc Verna.
Musée de l'Ardenne, Charleville-Mézières
10.10.26 — 03.01.27

À partir du 10 octobre, Charleville-Mézières rend hommage à Mehryl Ferri Levisse.

Charleville-Mézières rend hommage à un (autre) de ses enfants terribles en célébrant l’oeuvre de Mehryl Ferri Levisse, disparu en 2023, à travers une série d’événements placés sous le signe de l’extravagance. Flamboyant, facétieux, un brin insolent, 𝑳𝒆 𝑫𝒆𝒓𝒏𝒊𝒆𝒓 𝑪𝒂𝒓𝒏𝒂𝒗𝒂𝒍 met à l’honneur la poésie et l’engagement d’un artiste inclassable, qui s’est autant illustré dans la défense des minorités sexuelles et de genre que dans la promotion de l’art contemporain sur le territoire. Du travball à la caravane drag, du cube d’or sur la fontaine Gonzague à l’affiche du Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de 2017, ses oeuvres ont profondément marqué la mémoire des Carolomacérien·nes par leur audace et leur folie. Gage de la reconnaissance de toute une ville, 𝑳𝒆 𝑫𝒆𝒓𝒏𝒊𝒆𝒓 𝑪𝒂𝒓𝒏𝒂𝒗𝒂𝒍, signe aujourd’hui le passage à la postérité de l’artiste et, tel un grand feu de joie, transforme le deuil en fête.

𝑳𝒆 𝑫𝒆𝒓𝒏𝒊𝒆𝒓 𝑪𝒂𝒓𝒏𝒂𝒗𝒂𝒍 donne toute la mesure des multiples talents de l’artiste, de sa fantaisie baroque et de son humour espiègle. Photographie, sculpture, papier-peint, costume, performance ou vidéo, Mehryl Ferri Levisse faisait feu de tout bois pour donner corps à des mondes parodiques aussi merveilleux que burlesques, trouvant dans l’étrangeté et l’excentricité les maîtres-mots de son esthétique. Soucieux de rendre son art accessible à tous·tes, il empruntait indifféremment ses codes et ses gestes aux cultures populaires, underground ou savantes, inspiré par son histoire familiale, la littérature, les arts décoratifs, la philosophie, la musique, la mythologie, la danse, le cabaret ou encore le cinéma. Cette insatiable curiosité, qui confinait à l’obsession, créait dans ses oeuvres les conditions d’une hypervisibilité qu’il concevait comme émancipatrice. Par l’accumulation, l’excès et la surenchère, il rappelait les vies bizarres et déviantes à la liberté d’être ce que l’on est comme à celle de crier sa présence au monde, sans souci de la bienséance. Directeur dans son oeuvre, son travail sur le corps cherchait ainsi à ouvrir des espaces d’inclusion et d’expression pour toutes les différences, mettant en lumière les identités queers, les freaks de tous poils et leurs métamorphoses. 𝑳𝒆 𝑫𝒆𝒓𝒏𝒊𝒆𝒓 𝑪𝒂𝒓𝒏𝒂𝒗𝒂𝒍, fidèle à ce désir constant de placer les marges au centre, prolonge le projet de faire de la singularité un levier critique et se saisit de l’art comme d’un lieu de subversion des normes.

Déployé sur tout l’automne et à travers toute la ville, l’hommage accueille trois expositions : une rétrospective au musée de l’Ardenne (𝑪𝒆́𝒍𝒆́𝒃𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏), un affichage public sur le mur de l’esplanade Roger Mas, revenant sur la galerie temporaire d’art contemporain fondée par l’artiste (𝑩𝒂𝒍𝒂𝒌 !) et une autre plus militante à la nouvelle Galerie Bourbon, resserrée sur les luttes LGBTQI+ (𝑪𝒉𝒂𝒓𝒊𝒗𝒂𝒓𝒊). Pour Nuit blanche, et à l’occasion de moments de rencontre (vernissages, visites guidées, conférences, ateliers…), plusieurs performances et interventions sont réactivées tandis que deux journées spéciales ponctuent la programmation. Une première, prévue le 28 novembre, est dédiée à la restitution d’ateliers menés auprès de publics scolaires et à la nomination d’une place en l’honneur de l’artiste, en face du Lycée Chanzy où il a étudié et découvert la pratique de l’art. La seconde a lieu le 1er décembre, une date doublement symbolique qui commémore à la fois la disparition de l’artiste et la Journée mondiale de lutte contre le VIH/sida. Centrée sur les problématiques LGBTQI+, elle comprend un « déploiement » des Ami·es du Patchwork des noms à la statue de Charles de Gonzague, un moment de rencontre inter-associations ainsi qu’une conférence sur le travail de l’artiste à la médiathèque Voyelles.

𝐂𝐨𝐦𝐦𝐢𝐬𝐬𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭 : Florian Gaité

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Au programme de ce cycle d’expositions :

✦ 𝑪𝒆́𝒍𝒆́𝒃𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏, rétrospective consacrée à l’artiste au musée de l’Ardenne, jusqu’au 3 janvier 2027, avec visites guidées et ateliers.
Exposition monographique des œuvres de Mehryl Ferri Levisse et la participation de Laura Bottereau & Marine Fiquet, Julie Faure-Brac, Sophie Hasslauer, Meryem Jazouli et Marie Lenfant.

✦✦Vernissage✦✦ le 10 octobre, à partir de 15h
✦ 𝑩𝒂𝒍𝒂𝒌 ! exposition présentée sur les murs de l’esplanade Roger Mas, du 10 octobre au 3 janvier, autour de la structure de création contemporaine fondée par l’artiste.
✦ 𝑪𝒉𝒂𝒓𝒊𝒗𝒂𝒓𝒊, exposition consacrée aux luttes LGBTQI+, à la galerie Bourbon, du 14 novembre au 13 décembre.
Une exposition collective avec les œuvres de Mehryl Ferri Levisse, Ron Athey, Benpagstudio, Cécile Binet, Boulevingt, Balthazar Heisch, Jean-Luc Verna.
En partenariats avec les associations Ard’n’pride, Oser ! Toutes les Fierté·e·s & La Petite galerie queer.
✦✦Vernissage✦✦ le 13 novembre à 18h
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✦✦𝑵𝒖𝒊𝒕 𝒃𝒍𝒂𝒏𝒄𝒉𝒆✦✦
Exposition, performances et installation
le 10 octobre 2026, 19h-1h
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Exposition 𝑪𝒆́𝒍𝒆́𝒃𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 :
𝐌𝐮𝐬𝐞́𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐫𝐝𝐞𝐧𝐧𝐞
Entrée libre
𝐝𝐮 𝐦𝐚𝐫𝐝𝐢 𝐚𝐮 𝐯𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞𝐝𝐢
9h → 12h et de 13h30 → 17h30
𝐬𝐚𝐦𝐞𝐝𝐢 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐝𝐢𝐦𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞
14h → 17h30

Adresse
Musée de l'Ardenne
31 Place Ducale
08000 Charleville-Mézières