87 Fragments, 2007

Etienne Poulle

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Etienne Poulle, «87 Fragments», 2007, photographie : droits réservés
Etienne Poulle, «87 Fragments», 2007, photographie : droits réservés
Etienne Poulle, «87 Fragments», 2007, photographie : droits réservés
Etienne Poulle, «87 Fragments», 2007, photographie : droits réservés
Etienne Poulle, «87 Fragments», 2007, photographie : droits réservés
Etienne Poulle, «87 Fragments», 2007, photographie : droits réservés
Etienne Poulle, «87 Fragments», 2007, photographie : droits réservés
Etienne Poulle, «87 Fragments», 2007, photographie : droits réservés
Etienne Poulle, «87 Fragments», 2007, photographie : droits réservés
Etienne Poulle, «87 Fragments», 2007, photographie : droits réservés

87 Fragments, 2007

Muséum d'Histoire Naturelle d'Angers Exposition collective " Double-visite"

Installation sur 30 m2 de 93 pièces de paraffine.

En m’installant dans la grande salle de paléontologie, je projetais de créer le fossile d’une chimère. Je choisis pour base le homard, sa carapace m’apparaissant alors riche de possibilités ! Je n’avais jusque là qu’une vague connaissance de cet arthropode, prise de contact culinaire… et à mon avis un peu surfaite.
Las ! Bientôt je renonçai à ma créature chimérique tant elle semblait falote, face au produit de l’évolution.
Il m’est resté mon homard… en pièces, mandibules, antennes et articulations, queue, pinces. Tous ces éléments, en les regardant de plus près, fonctionnaient individuellement avec un équilibre et une beauté surprenants, chaque articulation singulière et pourtant inscrite dans un ensemble cohérent. J’avais devant moi, sur la table, un superbe mécano aquatique, les Legos du capitaine Nemo.
Alors, je l’avoue, j’ai joué sans autre intention que le plaisir des formes. Dans le silence studieux du musée, j’ai amoncelé des fragments translucides, insaisissables, trace d’un regard étonné sur des fossiles encore pleins de vigueur. J’ai aussi jeté de petits objets bariolés, moulages de pacotille, qui s’esclaffent au milieu des vieux os qui ronchonnent”.

Etienne Poulle