Tropisme(s)2, 2011

Jean Bonichon

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Jean Bonichon, «Tropisme(s)2», 2011, photographie : droits réservés
Jean Bonichon, «Tropisme(s)2», 2011, photographie : droits réservés
Jean Bonichon, «Tropisme(s)2», 2011, photographie : droits réservés
Jean Bonichon, «Tropisme(s)2», 2011, photographie : droits réservés
Jean Bonichon, «Tropisme(s)2», 2011, photographie : droits réservés
Jean Bonichon, «Tropisme(s)2», 2011, photographie : droits réservés
Jean Bonichon, «Tropisme(s)2», 2011, photographie : droits réservés
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Jean Bonichon, «Tropisme(s)2», 2011, photographie : droits réservés
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Jean Bonichon, «Tropisme(s)2», 2011, photographie : droits réservés
Jean Bonichon, «Tropisme(s)2», 2011, photographie : droits réservés

Tropisme(s)2, 2011

Chanonat Exposition Tropisme(s) 2 commissionership Association Champ Libre

Comme un certain nombre d’artistes de sa génération, Jean Bonichon se nourrit de nombreuses références piochées dans l’art du XXème siècle. Ce qui le distingue
néanmoins, c’est sa manière non académique et amusée de procéder, distillant dans cette histoire un esprit burlesque (Keaton, Tati) ou mélancoliquement drôle (Dick Annegarn).
Timber, par exemple, apparaît d’un certain point de vue comme un polyèdre reposant sur le sol. Il est d’un beau vert sombre et semble aussi méticuleusement réalisé qu’une sculpture minimale. Cependant, quand on s’approche, on découvre qu’un tronc d’arbre plié est relié au volume. L’image idéale abstraite disparaît pour laisser place à celle des vicissitudes de la réalité… Avec Sans titre (tas de sable), c’est la pelle à neige de Duchamp qui semble enfoncée (et coincée) dans un cône en acier couleur sable.
En plus de ses nombreuses sculptures, Jean réalise des performances qui sont pour la plupart empreintes d’un léger sentiment de vanité. The preacher of pumpkins : juché sur un tas de palettes, au milieu d’un champ de citrouilles situé sur une île danoise, il se fait prêcheur en exhortant les fruits (qu’il doit ramasser) à migrer.
Dans le même esprit, mais filmé en vidéo cette fois (Eau de là), il entreprend de transvaser l’eau de la mer méditerranée dans l’étang de Taux. Muni de deux seaux, sous un ciel sombre, on le voit traverser le petit territoire qui les sépare, tranquillement, indéfiniment.

Elisabeth Wetterwald