Artistes
Corentin Massaux : lives and works in Nantes.
Solo exhibitions
2024
- «Terre amoureuse x Breloques», Ateliers Millefeuilles, Nantes.
2022
- «Les Bastides blanches», commissariat : Clara Puleio, home alonE (27 rue du port), Clermont-ferrand.
2016
- «Le refus des angles», commissariat : Bruno Silva, Romane Domas, home alonE (6 place Saint-Pierre), Clermont-Ferrand.
Group exhibitions
2026
- «Le jour où les feuilles tomberont pour la dernière fois», avec Charlie Canivenq, Atelier Alain Lebras, Nantes.
2025
- «L’haleine de la rivière», avec Camille Orlandini pour La nappe, Le MAT-Centre d’Art Contemporain du Pays d’Ancenis, Ancenis.
- «De l’estuaire on se souvient des ruisseaux», avec Camille Orlandini pour La nappe, Les Petites Écuries, Nantes.
2023
- «Impressions Mutantes », Les Ateliers de la Ville en Bois, Nantes.
Education, training
2014
- DNSEP - École Supérieure d'Art de Clermont Métropole
2012
- DNAP - École Supérieure d'Art de Clermont Métropole
Démarche artistique
Très tôt, il a été question de peinture et très vite de peinture dans l’espace. Une pratique picturale qui s’est orientée vers l’installation, la production d’œuvres dites situées, qu’elles tirent leurs origines du paysage et prennent en compte les espaces qui les accueillent. C’est avec un regard de peintre que j’observe le monde. J’agis en cueilleur de situations poétiques. Je cueille des des gestes, des matériaux, des mouvements, des couleurs. Je m’intéresse à ce qu’il y a entre les choses, à l’invisible qui nous lie. Mon œil se porte aux détails, aux gestes et situations anodines et avec toujours en fond, la question du pictural. Je fais une peinture qui de plus en plus peut se passer de l’outil peinture. Depuis toujours, et c’est sûrement quelque chose qui me vient de mon enfance au sein du monde agricole, je m’intéresse à des formes d’empirisme, à ce qui s’appuie et se crée sur et dans l’expérience. Bidouille, système D, détournement, débrouillardise, trouvaille et économie de moyens influent sur mes processus de création. Je fonctionne par associations d’idées, assemblages de matériaux, couleurs et gestes glanés. Ces gestes sont souvent de l’ordre de ce que Michel de Certeau nomme « invention du quotidien ». Les gestes de l’artisanat ont donc de plus en plus de place dans mon travail ; martelage, tressage, travail du bois ou du métal, etc. Les formes apparaissent dans le faire, par la main. Aujourd’hui en ré́flexion sur des manières plus vertueuses de produire de l’art, je co-écris et co- mè̀ne un projet avec Camille Orlandini : La nappe. Ce projet de recherche-création, ancré sur le bassin-versant de la Loire, interroge ce qui nous lie. Comprendre nos interdépendances, entre nous, peuples de Loire, être humains ou non-humains et avec le fleuve nourricier. Partir à̀ la rencontre des pratiques vernaculaires, des formes d’associations, de nouements, de collaborations et coopérations. C’est ainsi que nous nous attachons à vivre chacun des temps qui constituent La nappe.Tisser en commun des formes de récits, expérimenter ensemble des manière de nous raconter, par le faire ensemble. Dans le même sens, les matériaux que j’utilise sont de plus en plus naturels ou issus du ré́emploi. Je collecte des minéraux pour les transformer en pigments, je les travaille avec des liants maigres, j’accepte la non-pérennité de certaines créations. Je travaille aussi à partir de chutes, détourne des objets usuels, en récupère la matière pour lui donner d’autres formes. J’expérimente aujourd’hui à̀ intégrer des matériaux organiques, des matières végétales dans mes oeuvres. Le dernier mouvement s’accompagne d’espace – d’exposition, public, de l’atelier, de résidence, etc. – et dans un aller-retour entre le souvenir de situations vécues et le contexte actuel. Une sorte d’écho déformé par le geste artistique, une « réalité autre, mais ré́alité quand même » (Hans Hartung).

