Couper/Coller, 2025

Johann Bertrand Dhy

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Johann Bertrand Dhy, «Miroir de poche», Collage, 60 x 80 cm
Johann Bertrand Dhy, «Miroir de poche (détail)»
Johann Bertrand Dhy, «iCloud mess situation», 60 x 80 cm
Johann Bertrand Dhy, «iCloud mess situation (détail)»
Johann Bertrand Dhy, «Vue d'exposition», photographie : Grégory Valton
Johann Bertrand Dhy, «Cyber servilité»
Johann Bertrand Dhy, «Cyber servilité (détail)»
Johann Bertrand Dhy, «Vue d'exposition», photographie : Grégory Valton
Johann Bertrand Dhy, «Datafication», 40 x 60 cm

Couper/Coller, 2025

Collage (peinture sur papier, double-face PH neutre)

Digitalisme réunit un ensemble d’œuvres explorant notre dialogue physique avec les interfaces numériques, cette interaction homme-machine qui passe par le contact digital. Le titre joue sur l’ambiguïté du mot «digital», qui fait se rejoindre l’univers prétendument désincarné des outils numériques et nos instruments les plus immédiats, les plus anciens : nos doigts.

Ce projet pictural naît d’une volonté paradoxale : comment aborder un univers dématérialisé qui nous donne l’illusion d’une évanescence des formes, d’une création auto-engendrée, par des techniques manuelles et traditionnelles — peinture, collage, gravure ?

Collage

Pour construire ce vocabulaire visuel, je me suis plongé dans l’histoire de l’interface numérique, en y sélectionnant un ensemble de formes archétypales : fenêtres, curseurs, boutons, icônes.
Rapidement, la dimension cartoonesque de cet univers s’est imposée. Les fenêtres segmentent l’espace comme des cases de bande dessinée, les bulles de dialogue émergent, le mouvement et le cartoon glove apparaissent.

Ces compositions frôlent la narration tout en maintenant une volonté d’abstraction, créant des scènes qui attendent un sujet pour générer du sens. Elles respectent ainsi l’univers minimaliste et magique de nos écrans, cette «technomagie» si justement décrite par Jean-Baptiste Carobolante.