Artistes

Anne-Sophie Duca : vit à Nantes, travaille à Nantes.

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Expositions personnelles

  • Expositions collectives

  • Résidences

    2017

    • «Casa de Velázquez - Académie de France à Madrid »

    Bourses, prix, aides

    2015

    • Nominée au Prix du Musée des Beaux-arts de Nantes
    • Nominée au Prix de l'Université Paris-Dauphine pour l'art contemporain

    2013

    • Nominée au Prix de dessin David-Weill de l'académie des Beaux-arts

    Workshops, enseignement

    2024

    • Professeure agrégée en Design et métiers d'art. Enseignante en filière Design et métiers d'art depuis 2019.

    2018

    • Dispositif "Plasticien au collège" du Département de Loire-Atlantique. Intervention au collège René Guy Cadou à Montoir de Bretagne

    Écoles, formations

    1988

    • DNSEP, TALM-Angers

    Démarche artistique

    Tout en finesse, Anne-Sophie Duca fait surgir des paysages.

    Ses dessins, semblables à des ouvertures, captent l’horizon de la campagne qui entoure le Plessix-Madeuc. Au travers de ces vues, sur la feuille, la surface sensible, c’est l’instant qui s’imprime.

    Elle produit ses dessins en parallèle, et passe de l’un à l’autre au gré de sa quête de l’instant, faisant corps avec l’œuvre qui se précise. Au fur et à mesure, elle y brode ses souvenirs, à l’aide de points noirs d’intensités différentes. Elle s’aventure dans l’image par une écriture calligraphique, en traçant ce qui reste en mémoire. Une profonde énergie se libère de ses signes graphiques. Les trames infinies traduisent sa perception d’une traversée, de sensations, du vent. Des zones d’oubli sont laissées, elles marquent l’infime instant perçu, préservé.

    A travers ce sillage, le regard est invité à se promener, refaisant sa propre traversée. Ainsi, la paysage ouvre avec un grand champ perceptif : là où s’enfuit le regard, la nature a marqué le corps du promeneur. C’est toute l’expérience de cette ouverture au monde, propre au flâneur, que l’artiste retransmet par l’éclat des détails de la nature. La trame, au fil du processus créateur, dessine parfois une brume qui révélait le déplacement d’un nuage dans le ciel. Tout se joue dans l’arrêt du processus d’apparition du paysage ; ce qui laisse une réserve d’imagination pour le spectateur.

    Pauline Lisowski

    Fondations, 2017