Artistes

Delphine Deshayes

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Spay
02:38

Spay

Solo exhibitions

2015

  • «Parcours en relief », Atelier/Galerie de Saint-Germain-Sur-Ille

2012

  • «Laque mate, une approche singulière», Centre culturel de Vitré

Group exhibitions

2013

  • «Art Fragile », MJC du Grand Cordel, Rennes
  • «Artegrafed », associations Rhizome et la Ferme du couvent, MJC de Torcy

2012

  • «Espaces et patrimoines Mongols», Galerie Les Voûtes, rue des Frigos Paris
  • «Journées de l’estampe contemporaine», place Saint-Sulpice Paris

2011

  • «Salon du livre Paris avec Artegraf Editions», Paris
  • «Les Imaginaires : parcours des arts visuels», MPT Bleuets-Bordières, Créteil
  • «Les tentatives du vivant », FJT de Créteil

2010

  • «Répertoire de Femmes », Centre d’art contemporain Aponia, Villiers-Sur-Marne

2007

  • «Objets Nomades, objets laqués», association LAC, Galerie des Ateliers de Paris

2006

  • «Objets Nomades », association LAC, Museum fur lackkunst, Munster

2005

  • «Objets Nomades », concours International des Laques d’Ishikawa et d’Osaka

Residencies

2014

  • «En Suspension», Galerie Robespierre de Grande-Synthe

2013

  • «Les Grands Magasins», association La Plate-Forme, Dunkerque Capitale Régionale de la Culture

2013

  • « Ici et Là », Claremont Studios CIC, Hastings

Workshops, teaching

2015

  • Le corps, artothèque de Vitré

2016

  • Deuxième mesure de la parallaxe d’une étoile, association Bonjour Chez Vous, Dulcie Galerie à Nantes

2013

  • Waterways : photographier le passé et le futur, Centre Régional de la Photographie de Douchy-Les-Mines

Par ma démarche, j’interroge la relation entre l’individu et la part hostile de son environnement. Depuis 2013, j’aborde les risques liés au progrès industriel en passant par le filtre de l’individualité, du ressenti et du quotidien. Mon travail met ainsi l’individu face à un risque industriel. Ce peut-être moi, lorsque que je mets en jeu mon corps et mon expérience dans des situations que je parcours. Ce peut-être d’autres personnes et des groupes dans une dimension plus collective quand je m’interroge avec des gens sur leur environnement.

Le corps est perméable. Il est en relation avec l’environnement et les micro-organismes qui l’habitent. Comment qualifierions-nous l’environnement et à travers lui nos comportements ? À travers mon approche artistique, j’essaye de rendre perceptible ce qui nous entoure et ce qui porte atteinte aux organismes. Mon travail plastique, pluridisciplinaire, explore des situations sanitaires, industrielles, environnementales. Je souhaite représenter l’ambivalence créée par l’existence de choses à la fois fascinantes et potentiellement catastrophiques. D’abord, je documente mon sujet puis comme une colporteuse j’égraine ces informations. Je prends le temps de parcourir, de ressentir. Je m’informe sur un contexte. Je mets en place des rencontres, je note des témoignages, je marche et je filme. J’enregistre des sons, je photographie. Puis dans l’atelier je dessine, je retranscris, je sélectionne. Picturalement j’essaye d’exprimer, ce que j’ai ressenti et compris. L’expérimentation graphique et la manipulation du papier tiennent une place importante dans ma démarche. La blancheur du papier m’intéresse car le blanc apporte une sublimation. Il évoque l’invisible, l’immaculé, « l’aseptisé ». Je représente des potentiels impacts par un travail sur l’empreinte en utilisant des techniques d’estampes ou de marquages par le dessin. Je tente de capter, montrer au travers d’une temporalité qui n’est pas celle de l’accélération. En vidéo, par l’enregistrement de plans fixes, j’essaye de porter attention à des choses que l’on ne prendrait pas le temps d’observer et qui font partie du quotidien. Le son est là pour donner la parole. Je fais des collages avec les textes issus des rencontres et j’interprète les témoignages. Mon travail est une combinaison entre des éléments abstraits, organiques et des sujets réels.

 

En suspension (exposition)