L’Entre-Zone, Prix de la Ville de Nantes, 2022

Laura Orlhiac

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Laura Orlhiac, «A partir de rien - Rien de vient de rien», 2022, acrylique, 200 x 600 cm chacune
Laura Orlhiac, «A partir de rien - Rien de vient de rien», 2022, acrylique, 200 x 600 cm chacune, L'Atelier, Nantes
Laura Orlhiac, «L’Entre-Zone, Prix de la Ville de Nantes, 2022», photographie : Germain Herriau
Laura Orlhiac, «Extraites de la série des Etoiles - Régulus, Antares, Spica, Sirius», 2021 , acrylique sur toile, 120 x 90 cm
Laura Orlhiac, «A qui sait aimer, les heures sont lumineuses», 2022, acrylique sur bois, 200 X 200 cm
Laura Orlhiac, «vue de l'exposition»
Laura Orlhiac, «Extraites de la série Je ne compte que les heures sereines», 2022, aquarelle sur papier Arches 300 gm/2, 60 x 60 cm
Laura Orlhiac, «L’Entre-Zone, Prix de la Ville de Nantes, 2022», photographie : Germain Herriau

L’Entre-Zone, Prix de la Ville de Nantes, 2022

L'Atelier Nantes exposition collective dans le cadre de l'obtention des Prix des Arts Visuels de la ville de Nantes, année 2021, avec les artistes Lucas Seguy, Celeste Richard-Zimmermann et Ronan Lecrosnier. commissariat Mya Finbow

« Nous sommes une boucle étrange
Aux prolégomènes de l’exposition il y a une étoffe, résultant d’une conception commune, qui convoque les différentes problématiques des artistes. Dans un espace fictionnel, une multitude de zones s’établissent, se confondent et se distordent, formant des plis aux creux desquels viennent s’accrocher les bruits du monde.
Tout d’abord, le big bang. Source de toute lumière, il va induire des espaces, des volumes et des variations de couleurs. Puis, la genèse. Elle donne à voir la création de l’individu et les questionnements tantôt évidents, tantôt abscons sur l’inanité de la vie. Ensuite, la révolution. À l’image du carnaval, elle admet le renversement temporaire et symbolique des hiérarchies. Enfin, le terrain vague. Ses vestiges brûlants viennent sonder la trace de l’individu et de son action.
Ainsi, l’exposition L’entre-zone propose-t-elle un cheminement à étages dans une réalité mouvante entre ambiguïté, désordre et absurdité à la manière d’un tissu qui se plierait, déplierait, replierait…
Ce sont par ces mots tissés en résonnance avec les artistes lauréats du prix des arts visuels de la ville de Nantes que la commissaire d’exposition, Mya Finbow, m’adresse leur intention. L’entre-zone pourrait se définir comme un espace de transition ou de contact entre deux écosystèmes, tel le passage de la savane à la forêt, ou deux niveaux de réalités, celui du rêve et de l’éveil. Or les lisières ne sont jamais délimitées de façon nette, d’où parfois une impression fractale : un écotone peut en contenir un autre, un rêveur rêver qu’il rêve, tels des mondes emboîtés se pliant à l’infini sur le modèle de l’origami […] ».

Marion Zilio