Ce projet est né d’un mois de recherche mené avec d’anciens travailleurs de la Navale Nantaise, au sein de la Maison des Hommes et des Techniques. La rencontre avec Gérard Tripoteau, ancien traceur de coque de bateau et militant pour les droits ouvriers, a permis de redécouvrir le projet inachevé du Tronçon symbolique : une structure à l’échelle 1 d’un navire, pensée comme un hommage à l’histoire ouvrière des chantiers navals.
Aujourd’hui, le parc des Chantiers est occupé par des structures culturelles et créatives qui redéfinissent l’image de l’île de Nantes. Cette transformation, bien qu’elle ne renie pas cet héritage, participe, pour les ancien travailleurs de la Navale à en atténuer la visibilité.
Ce travail s’inscrit dans ce contexte, en cherchant à réactiver une mémoire à la fois technique et politique, et à faire dialoguer passé et présent au sein d’un même territoire.
L’installation se compose d’une interprétation à l’échelle 1/12 de ce mémorial, des néons installés sur les flancs de la structure, pulsent lentement comme un cœur battant.
L’amplification en direct de ces néons diffuse dans l’espace un son latent, comme l’aura sonore de l’activité industrielle et militante passée de l’île de Nantes.
La structure métallique à été réalisée avec le soutien du chantier d’insertion ATAO originellement impliqué dans la conception technique du monument prévu à l’origine.
La base, qui supporte la pièce, a été entièrement pensée par les anciens de la Navale à partir d‘éléments qui servaient au lancement des navires.
Sur un mur en regard à la structure, les mots de Gérard Tripoteau, extrait d’une chronique critique de 2017, sont inscrit à la mine de plomb, il nous renvoient à des réflexions humanistes sur l’urgence de transmettre l’histoire des luttes passées pour mieux appréhender notre présent et d’évidence notre futur.
Ce projet à été réalisé dans le cadre d’une résidence d’un mois à Trempo (Nantes) et est portée par le dispositif européen MagiC Carpet.














