Contre Face, 2009

Thierry Froger

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Thierry Froger, «Contre Face», 2009, photographie : droits réservés
Thierry Froger, «Contre Face», 2009, photographie : droits réservés
Thierry Froger, «Contre Face», 2009, photographie : droits réservés
Thierry Froger, «Contre Face», 2009, photographie : droits réservés
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Contre Face, 2009

Heidigalerie Nantes Exposition personnelle

« L’image fantôme et ses différentes manifestations sont au cœur des préoccupations plastiques de Thierry Froger.
Parce que sa pratique tient du palimpseste généralisé, l’artiste n’a de cesse d’interroger les qualités et les propriétés de cette matière mnésique, composite et flottante. Comme une façon de questionner ses survivances et ses métamorphoses, le travail de celui-ci élabore une grammaire inédite et inquiétante de l’icône et de la trace.
Vanités mordantes et troublantes, ses pièces font s’entremêler un onirisme grinçant et une ironie douce amère des anatomies.
Le masque, l’empreinte et l’imago constituent des éléments récurrents que l’on peut retrouver dans les nombreux dispositifs que l’artiste déploie au travers de cette réflexion sur la représentation et l’histoire des techniques de l’image fixe et animée.
A la manière d’une langue qu’il se plaît à déconstruire, Thierry Froger emprunte ainsi au répertoire du cinéma et de la photographie sous le mode de la radiographie amusée. Entre petites et grandes histoires, clins d’œil successifs à des références filmiques et aux codes de la chambre obscure, ses installations mettent en réseau projections, superpositions et généalogies formelles.
Entre croisant l’intime, la mémoire des corps et des surfaces, celles-ci deviennent autant de prétextes à la naissance de spectres, à la production de plis fantasques et d’autres drapés monstres.
Chez Heidi Galerie, orchestrant ce jeu improbable d’échos et d’apparitions, Thierry Froger met en place un kaléidoscope sensitif qui explore les multiples dimensions de cette image fantôme. Contre face participe d’une narration à la trame éclatée, qui fait se savamment rencontrer la figure de Danton, le visage de Gena Rowlands et la Révolution française : une certaine idée de la sidération du temps, des enveloppes et des corps en mouvement. »

Frédéric Emprou