Les plantes et leurs usages sont multiples, filages, tissages, vanneries, soins, tous ces gestes et ces rapports aux végétaux me nourrissent et poussent ma réflexion sur nos liens aux vivants. C’est surtout à travers la couleur que je m’y penche, j’expérimente autour des encres végétales. Récolter, broyer, cuire, tamiser, et toujours être surpris par le résultat, jamais tout à fait le même, vivant et changeant selon son exposition à la lumière, aux éléments.
Ici, au Parc de l’Auzelou, l’espace a été renaturé, la végétation est dense : Viorne Aubier, Prunelier, Achillée Millefeuille, Onagre, Carotte, Bourdaine, Eupatoire, Cornouillier, Sureau,… Il en nait un nuancier étonnant, qui vibre et ondule, et se concentre en cercle sur le papier fin fabriqué par l’artisan papetier Jean-Pierre Gouy.
Lors de la clôture de la résidence proposé par Merveilleux Pretexte pour activer le point SOOP, lieu de rencontre et d’échange, nous avons partagé une soupe d’ortie, goûté de la limonade de sureau, et diffusé sur le papier des gouttes d’encres végétales, quelques extraits de différents livres ont été lus.
La symétrie radiale étaient considérée par les anciens, à l’instar du cercle, comme le signe de la perfection. Pour Platon, l’harmonie, l’ordre et la beauté relèvent de la symétrie et peuvent s’exprimer par des objets mathématiques, symétriquement parfaits.
Elisabeth Dumont, La géométrie dans le monde végétale, Ulmer, 2014, p. 34






