Exposition Mémoires en traversée, 2026

Camille Bleu-Valentin

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Camille Bleu-Valentin, «Exposition Mémoires en traversée», 2026, photographie : droits réservés
Camille Bleu-Valentin, «Exposition Mémoires en traversée», 2026, photographie : droits réservés
Camille Bleu-Valentin, «Exposition Mémoires en traversée», 2026, photographie : droits réservés
Camille Bleu-Valentin, «Exposition Mémoires en traversée», 2026, photographie : droits réservés
Camille Bleu-Valentin, «Exposition Mémoires en traversée», 2026, photographie : droits réservés
Camille Bleu-Valentin, «Exposition Mémoires en traversée», 2026, photographie : droits réservés
Camille Bleu-Valentin, «Exposition Mémoires en traversée», 2026, photographie : droits réservés
Camille Bleu-Valentin, «Exposition Mémoires en traversée», 2026, photographie : droits réservés
Camille Bleu-Valentin, «Exposition Mémoires en traversée», 2026, photographie : droits réservés

Exposition Mémoires en traversée, 2026

Le Plongeoir Nantes L’exposition "Mémoires en traversée" est présentée par l’artiste Camille Bleu-Valentin dans le cadre des Journées nationales de commémoration des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions commissariat La ligue de l'enseignement 44

Mémoires en traversée est un déplacement à travers le temps. Du XVIIIe siècle à aujourd’hui, l’exposition retrace, à travers ses matières, ses motifs et ses objets, la construction progressive de la société capitaliste mondialisée dont nous sommes les héritiers.

Présentée dans la vitrine du Plongeoir, l’exposition prend comme point de départ les « indiennes de traite », tissus imprimés produits notamment à Nantes au XVIIIe siècle et utilisés comme monnaie d’échange dans le cadre des traites négrières pour acheter des esclaves. Ces étoffes, reconnaissables à leurs motifs rouges imprimés à la garance, participaient pleinement à l’économie coloniale mise en place entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques.

Ici imprimée sur polyester, cette collection en réactive les codes visuels : répétitions ornementales, scènes miniatures, symétries et motifs exotiques. Elle orne l’espace d’exposition et accompagne deux têtes sculptées en sucre reposant sur des socles évoquant des caisses de transport de marchandises.

Le sucre, produit central de l’économie esclavagiste, particulièrement à Nantes, prend la forme d’objets proches du moulage anatomique, de la relique ou du vestige archéologique. Leur présentation rejoue les dispositifs des cabinets de curiosités et des mises en scène ethnographiques coloniales, où les corps et les objets étaient observés, classés et exposés.

Des douilles vides dispersées au sol articulent circulations de richesses et circulations de violences, reliant les économies coloniales passées aux conflits qui continuent aujourd’hui de structurer les échanges mondiaux.

 

Ce projet a été réalisé avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage, de l’AFD, de la Ville de Nantes, de l’association VISA, de la FAL 44 et des Ateliers du Plongeoir.