Les voyants, 2015

Marie-Johanna Cornut

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Marie-Johanna Cornut, «Les voyants», 2015, photographie : droits réservés
Marie-Johanna Cornut, «Les voyants», 2015, photographie : droits réservés
Marie-Johanna Cornut, «Les voyants», 2015, photographie : droits réservés
Marie-Johanna Cornut, «Les voyants», 2015, photographie : droits réservés
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Marie-Johanna Cornut, «Les voyants», 2015, photographie : droits réservés

Les voyants, 2015

Art et Espace, Collège les Aiguerelles Montpellier

L’exposition Les Voyants explore les représentations mentales et la relation que l’on entretient avec l’espace. En abordant le dessin comme un élément fondamental du rapport de l’homme au monde Les Voyants interroge la manière de percevoir une information et tente de nous éclairer sur le pouvoir évocateur et ambivalent du statut de ces images.

Plus que jamais nous sommes au contact d’illustrations d’origines et de formes diverses (pictogrammes, logos, code de la route, émoticônes etc..). Cette familiarité croissante conduit à considérer leur présence comme allant de soi et à y faire appel au même titre qu’aux énoncés verbaux, oraux ou écrits. Pourtant, les images présentent à l’évidence des caractéristiques qui diffèrent de la chaine parlée.

Faisant suite à trois mois de résidence de création au collège les Aiguerelles, l’exposition de Marie Johanna Cornut nous propose une installation réalisée en collaboration avec Marjorie Caup, et avec la participation des élèves du collège. Durant la résidence, les élèves ont été amenés à représenter la première image qui leur venait en tête quand ils pensaient au collège.

Une bâche imprimée se déploie dans tout l’espace d’exposition. Les dessins des élèves, ont d’abord été photographiés, puis vectorisés et enfin rassemblés sur la bâche. Dénudés des mots et autres informations superflues, ces dessins deviennent des signes dans leurs plus simples appareils. Par la libre association et l’accumulation de ces signes, la déambulation du regard offre un champ de multiples significations. Un jeu s’opère entre la vision globale et la vision détaillée du lé.

La « gestalt théorie » signifiant « mettre en forme, donner une structure signifiante » nous rappelle que le monde nous apparaît d’abord en tant que forme. Le principe général est que le « tout est plus que la somme de ses parties ». *

? C’est le jeu des voyants, de savoir lire dans la mare de signes.

 

 

* La Phénoménologie de la perception, Merleau Ponty, 1945
* La production des signes  de Umberto Eco
(Indice, icône, symbole et indexation)