Lost in Translation, 2009

Anabelle Hulaut

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Anabelle Hulaut, «Lost in Translation», 2009, photographie : © Anabelle Hulaut ADAGP
Anabelle Hulaut, «Lost in Translation», 2009, photographie : © Anabelle Hulaut ADAGP
Anabelle Hulaut, «Lost in Translation», 2009, photographie : © Anabelle Hulaut ADAGP
Anabelle Hulaut, «Lost in Translation», 2009, photographie : © Anabelle Hulaut ADAGP

Lost in Translation, 2009

Granville Gallery Granville

Installation :
• 2 boites lumineuses (néons)
• 1 table basse en forme de HK Island en bois brut avec des éléments de construction (en bois brut) à manipuler...
• 1 bande sonore (sorte de musique pour attendre, cloche à vent – mélodie leitmotiv – calme diffusé dans l’espace avec par alternance la lecture des mots Granville et big city en cantonese.
• 2 ou 3 objets, sorte de petites valises dont la forme extérieure donne des indices (floues) sur son contenu 
• une invitation pour le Paris Granville* sous forme d’un petit journal

Cela commence par la découverte à l’autre bout du monde à Hong Kong d’un panneau (cantonese/anglais) Granville Road ; alors que ma vue était encore omnubilée par les damiers Noirs et blancs, suite à mon exposition Villa Dourven à la Galerie du Dourven, qui elle-même faisait suite à  la photographie «Le détective, le voleur, l’artiste et le modèle».

Ce panneau porte l’idée d’une boucle intrinsèque formant une sorte d’entité, cité qui pourrait aussi devenir une sorte de hors champ.   grandville road, grande ville route big city road …

Bien evidemment la découverte du  mot Granville en cantonais qui est l’équi(echo)valent correspondance sonore du mot français dans la langue cantonaise (4 signes) accentue cette idée de boucle. Juste une correspondance sonore sans sens. L’idée de perte, la perte du sens dans la boucle de correspondances. J’ai choisi de faire dialoguer la correspondance du mot Granville en Anglais, soit Big city et de le transposer en cantonais, 3 signes et qui ont le même sens dans les deux langues. Ces deux mots sont traités comme des enseignes lumineuses, brutes.

Je conçois cette exposition avec cette idée d’un espace, sorte de hall d’attente, de lieu intermédiaire qu’on peut trouver dans les aéroports lorsqu’on a passé la douane, de lieu où plusieurs identités ou d’appartenance sont possibles. Un lieu de correspondances, où le flou devient persistant, où l’on peut perdre pied…

*Paris Granville est une sorte de projet de Centre d’Art sans lieu, et qui se module suivant les circonstances. C’est un projet de Anne Cartel, critique historienne. Ce projet existera poru al première fois dans le cadre de l’ex position du CRSSS au Centre d’Art Contemporain de Basse Normandie, qui a lieu du 23 avril au 6 juin. Il y a donc aussi cette idée relais du Paris Granville  avec étape à Granville à partir du 6 juin.