Sliptonic, 1999-2001

Delphine Doukhan

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Delphine Doukhan, «Sliptonic», 1999-2001, photographie : droits réservés
Delphine Doukhan, «Sliptonic», 1999-2001, photographie : droits réservés
Delphine Doukhan, «Sliptonic», 1999-2001, photographie : droits réservés
Delphine Doukhan, «Sliptonic», 1999-2001, photographie : droits réservés
Delphine Doukhan, «Sliptonic», 1999-2001, photographie : droits réservés
Delphine Doukhan, «Sliptonic», 1999-2001, photographie : droits réservés
Delphine Doukhan, «Sliptonic», 1999-2001, photographie : droits réservés
Delphine Doukhan, «Sliptonic», 1999-2001, photographie : droits réservés
Delphine Doukhan, «Sliptonic», 1999-2001, photographie : droits réservés
Delphine Doukhan, «Sliptonic», 1999-2001, photographie : droits réservés
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Delphine Doukhan, «Sliptonic», 1999-2001, photographie : droits réservés
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Delphine Doukhan, «Sliptonic», 1999-2001, photographie : droits réservés
Delphine Doukhan, «Sliptonic», 1999-2001, photographie : droits réservés
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Sliptonic, 1999-2001

Dimensions variables

Photographies et vidéos
24 planches photographiques.
Décompositions photographiques de danses lentes de 24 personnes.

Communiqué de presse, Hypnose Club, Paris, 2000
Eric Camus présente
Sliptonic
Delphine Doukhan

Chaque panneau est consacré à une personne, photographiée en sous-vêtement. De manière anthropométrique d’abord, en mouvement ensuite, puis toujours en mouvement mais cadrée sur le visage.
Le fond est neutre : un mur blanc, un sol lino, une plinthe et une poignée de porte;
les personnes photographiées sont des gens que je côtoie de près ou de loin et qui ont accepté ces conditions de prise de vue.
Il est surtout question de rythme dans ce travail, et de relâchement vis à vis de sa propre image, puisqu’au même titre que je regarde à peine le corps des modèles, je fais en sorte que ces derniers se concentrent avant tout sur ce que j’appelle “ l’équilibre”, le corps comme un axe vertical centré.
Ainsi, cette série, c’est un panorama d’images de gens qui posent et bougent en séquence, avec bonne humeur.
C’est un temps particulier, le souvenir d’une séance de trois quarts d’heure durant laquelle on s’extériorise à demi nu, consentant.
Et voilà ce qui s’y passe :
Tu as l’équilibre? – Je l’ai. Clic clac. – Mets-toi de profil et regarde bien devant toi, concentre-toi sur l’équilibre. Tu l’as? – Oui. Clic clac. – Maintenant, change de profil. Regarde devant toi. Tu as l’équilibre? – Oui. Clic clac. Mets-toi de dos, tourne la tête vers l’objectif jusqu’à ce que tu le rencontres avec tes deux yeux et en faisant en sorte que ce soit juste le cou qui tourne. A trois, tu tournes. D’abord l’équilibre…Tu l’as? – Oui. – Un, Deux, trois…Tourne tout doucement. Continue…Continue…Voilà. Clic clac. De l’autre côté maintenant. Clic clac. – Tu te mets de profil et tu tournes la tête. Voilà. Clic clac. De l’autre profil. Voilà. CLIC CLAC. Maintenant tu te mets de face. Voilà. Equilibre…Tu l’as? – Oui. – Maintenant regarde tes mains. Clic clac. Montre tes mains. Clic clac. Tu attends le bus, tu peux t’appuyer contre le mur si tu veux. Ok. Clic clac. Une autre pause de bus. Comme ça? Ok. Clic clac. Encore une. Clic clac. Une autre.
J’attends, la pause prend forme. Clic clac. Une dernière. J’attends. C’est bon. Clic clac. Pause cigarette. Le temps de rembobiner une cassette de Tai Girl, fond musical choisi pour la partie dansée. J’explique la suite : – Alors voilà ce qu’on va faire, je vais mettre la musique pas très fort, et tu vas danser dessus, je t’arrêterai dans le mouvement, le temps que je prenne la photo, ensuite tu continues là où tu t’étais arrêté. Petit à petit on trouvera un rythme commun, le bon rythme, et je finirai en me rapprochant de toi, alors que tu es toujours en train de danser. Ok? – Ok.
Reprends l’équilibre pour commencer. Tu l’as? – Oui.
Je mets la musique. Daniel Darc commence : “ A Paris, y a rien à faire, juste marcher dans les rues…P.A.R.I.S ”….Et la série continue.
Delphine Doukhan, 2000