Vase clos – Nuit Blanche – // Production Le Kiosque // Mayenne, 2019

Manon Tricoire

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Manon Tricoire, «Vase clos – Nuit Blanche – // Production Le Kiosque // Mayenne», 2019, photographie : droits réservés
Manon Tricoire, «Vase clos – Nuit Blanche – // Production Le Kiosque // Mayenne», 2019, photographie : droits réservés
Manon Tricoire, «Vase clos – Nuit Blanche – // Production Le Kiosque // Mayenne», 2019, photographie : droits réservés
Manon Tricoire, «Vase clos – Nuit Blanche – // Production Le Kiosque // Mayenne», 2019, photographie : droits réservés
Manon Tricoire, «Vase clos – Nuit Blanche – // Production Le Kiosque // Mayenne», 2019, photographie : droits réservés

Vase clos – Nuit Blanche – // Production Le Kiosque // Mayenne, 2019

Mayenne

La serre est un lieu paradoxal.

Prodiguant de la chaleur et de la lumière, elle permet de contrôler la température et l’apport hydrique au sol comme dans l’atmosphère et créé les conditions propices à la culture de nombreuses variétés végétales.

Elle abrite et protège les jeunes pousses mais aussi les plantes exotiques pour lesquelles les conditions ne sont pas réunies à l’extérieur.

Elle nous affranchit des conditions climatiques locales, et outrepasse les limites des biotopes naturels afin de cultiver des végétaux hors saisons, hors contextes, hors sol,…

Elle marque notre souci de cultiver mais aussi notre défiance vis-à-vis des réalités naturelles et des aléas climatiques.

Constituée essentiellement de plaques de verre, elle est à la fois étanche et transparente, résistante et fragile.

Pour la Nuit Blanche 2019 à Mayenne, dans la serre du jardin de l’Hôtel de Ville, j’ai conçu et réalisé une intervention in situ en recouvrant les végétaux de poudre de charbon.

Le charbon, obtenu à partir de bois brûlé, est un matériau archaïque utilisé depuis la nuit des temps pour le dessin mais aussi un résidu carboné issu de la combustion d’une matière végétale.

Cette intervention, ici éphémère et réversible, reconstitue, les séquelles de certains phénomènes naturels extrêmes ou des pollutions issues des activités humaines.

Visuellement, l’installation rappelle les dessins à l’encre de Chine, en transformant les végétaux de façon très graphique. Elle évoque aussi les ombres chinoises grâce au jeu de lumière et de transparence.

A première vue, rien n’est perceptible puis une observation plus attentive, révèle l’étrangeté de cette proposition et instille son inquiétude.

Manon Tricoire