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Exposition personnelle
Anne Lebréquer
Galerie 29, Châteaubriant
30.05.26 — 22.08.26
Accès tout public : le mercredi et le samedi 10h-12h30/14h-18h
Invitée par la Galerie 29 à Châteaubriant, Anne Lebréquer présente une exposition solo réunissant des œuvres produites pour l'occasion et des œuvres antérieures.
Dans ce nouveau corpus Anne Lebréquer pille, préserve et réutilise des fragments issus d’un monde matériel: des selles de cheval. Les enjeux intellectuels et sociétaux soulevés par cet animal et ses patrimoines, recoupent des choix de sociétés fondamentaux.
Elle porte un soin aux objets, au corps et à la peau.
Elle développe une pratique sculpturale attentive aux états de tension : peau crue tendue, torsion du bois, structures d’acier en équilibre fragile, matières travaillées par un mouvement.
La présence du cheval, dans son vocabulaire, renvoie aux questionnements écologiques actuels sur la place de l’homme au sein de la nature, cristallisant à la fois l’angoisse de la mort et d’une crise civilisationnelle. Ses installations semblent tracer une nouvelle voie, à mi-chemin entre l’héritage poétique, symbolique, historique et les préoccupations contemporaines. Leur apparence fantomatique et fragmentée oscille entre vulnérabilité et élan.
Le cheval se fait la voix d’autres espèces, transcrivant le malaise contemporain de l’homme par rapport à sa relation, passée et présente, aux autres animaux et à la planète.
Dans sa pratique, elle pille, préserve et réutilise des fragments d’un monde matériel (harnachement, élevage), issus d’un territoire rural, dont des selles d’équitation qu’elle a désossées. Les enjeux intellectuels et sociétaux, soulevés par cet animal et ses patrimoines, recoupent des choix de société fondamentaux.
En détournant un objet universellement reconnaissable, du patrimoine matériel et immatériel, elle met en perspective le cheval, comme faisant l’objet d’un rapport unique à l’humain lorsqu’il est monté, par le biais de l’équitation. Cette pratique est unique dans les relations anthropo-zoologiques, d’union littérale des corps.
Pour cette nouvelle exposition solo, elle présente de nouvelles sculptures toujours liées à un processus de création singulier, en immersion auprès d’artisans : un arçonnier et un sculpteur d’acier-forgeron. De ces collaborations, par porosité, ont émergé des formes rappelant des squelettes. Selon Anne Simon, « à l’heure où le séjour des bêtes est de plus en plus mis en question par l’exploitation industrielle du vivant, la zoopoétique a, entre autres objectifs, pour souci de repérer comment les œuvres formalisent les enjeux et les conséquences de cette réduction du territoire des bêtes ».
Anne Simon, « Panel Ecopoétique et lettres environnementales », Colloque Extension du domaine de la littérature, Aix, 14 sept. 2017, https://animots.hypotheses.org/6406.
Adresse
Galerie 29
29 rue de Couéré
44110 Châteaubriant
