Artistes

Fabrice Hyber : né en 1961 à Luçon, vit et travaille à Paris et en Vendée.

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Pétrole

Pétrole, 2006Galerie Jérome de Noirmont , Paris

POF n°114
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POF n°108
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POF n°58
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L’Artère, le jardin des dessins

L’Artère, le jardin des dessins, 2006Parc de la Villette, Paris

Expositions personnelles

2025

  • «Apocalyipstick», Galerie Obadia, Paris
  • «Les mutants de la Vallée», NY Alliance française
  • «...de la vallée», Shanghai

2024

  • «Life goes on- Imaginary», Wooson gallery, Daegu
  • «Life goes on - Energy», Wooson gallery, Séoul
  • «Surexposition», La Garde, Maison départementale de la nature du Plan
  • «La fabrique du climat», Musée de l'abbaye Sainte-Croix, Les Sables d'Olonne
  • «Sol, sols, Sigean», L.A.C, Sigean
  • «Humeurs», Villa Cravois, Croix
  • «En construction», Musée des Beaux-Arts, Palais Fesch, Ajaccio

2023

  • «Ruminé», Galerie Duchamp, Yvetot
  • «La forêt invisible», Espace Louis Vuitton Venezia, Venise
  • «Sous la forêt des vies», Chaumont-sur-Loire

2022

  • «Art Antwerp solo show», Anvers, Belgique
  • «La vallée», Fondation Cartier, Paris
  • «30 ans de l'homme de Bessines», Jardin du Palais Royal, Paris
  • «L'Artère 2022», Campus Condorcet, Aubervilliers

2021

  • «Fresh air», RX gallery, Chelsea, New-York
  • «Frisson d'Hyber», Galerie Multiples / Gilles Drouault

2020

  • «Habiter la forêt», Galerie Nathalie Obadia, Paris

2016

  • «L'entier», Galerie quatre, Arles

Expositions collectives

2025

  • «Dessins sans limite», Grand-Palais, Paris
  • «Exposition générale», Fondation Cartier, Paris

2024

  • «Sur tes lèvres», Le lieu unique, Nantes
  • «Le voyage à Nantes», Nantes
  • «Nous merveillons», Biennale internationale d'art contemporain de Melle
  • «Olympiade culturelle : trophées et reliques», MUCEM, Marseille

2023

  • «Au temps du sida», Musée d'art moderne et contemporain, Strasbourg

2022

  • «Foire foraine d'art contemporain. Venez jouer à l'art contemporain !», 104, Paris
  • «Petit précipité subjectif d'une histoire de graines», 104, Paris
  • «Les vivants», Tripostal, Lille

2021

  • «Trees, Chine - Shanghai - Power station of Art», Power station of Art, Shanghai

2020

  • «Les extatiques #3», Quartier de la Défense, Paris
  • «Notre monde brûle», Palais de Tokyo, Paris

2019

  • «Nous les arbres», Fondation Cartier, Paris
  • «Coup de foudre HyberTalec», Fondation EDF, Paris

2017

  • «La tempête», CRAC Languedoc-Roussillon, Sète
  • «Ce qui était murmure. Collection Jean-Pierre et Martine Nuaud», Fondation Christian & Yvonne Zervos
  • «Hyber Dubuffet», Galerie Nathalie Obadia, Paris

2016

  • «Les réalisateurs», Paradise, Nantes
  • «PAD Paris Art Design», Jardin des Tuileries, Paris
  • «Take me I'm yours», Copenhague

2015

  • «Cosa mentale», Centre Georges Pompidou, Metz
  • «How to gather ?», Moscow biennale of contemporary art, Russie
  • «Take me I'm yours», La Monnaie, Paris
  • «CONTOUR 7», Biennale voor bewegend beeld a moving image biennale in Mechelen, Belgique
  • «La-Rena di Anacapri», Galleria CapriClou, Italie
  • «Les réalisateurs», Nantes

2014

  • «Les réalisateurs», Nantes
  • «Habiter le monde», Biennale de Busan
  • «Brave new world», Metropolitan museum, Philippines

2013

  • «Entre temps...Brusquement et ensuite», 12ème biennale de Lyon

2012

  • «Retour à l'intime, la collection Giuliana et Tommaso Setari», La maison rouge, Paris
  • «Abu Dhabi Art's Arts, Talks and sensations», Abu Dhabi
  • «Estuaire», Canal Saint Felix
  • «Armory Show», New-York
  • «Camere 17», Rome

2011

  • «Paris, Delhi, Bombay», Centre Georges Pompidou, Paris
  • «Already-made», Galerie Jérôme de Noirmont, Paris

2010

  • «Nos meilleurs souvenirs», Domaine Pommery, Reims
  • «Biennale de Lodz», Pologne

2009

  • «La force de l'art», Grand Palais, Paris

2008

  • «La conquista della Modernità», Musei Capitolini, Rome
  • «Sens dessus dessous», CRAC Languedoc-Roussillon, Sète
  • «Mobile Art Chanel», Hong Kong, Chine

2007

  • «Suite française», Institut français, Berlin
  • «Estuaire», Canal Saint Felix

2005

  • «Météo», Villa Arson, Nice
  • «L'atelier d'hiver d'Hybert», Domaine Pommery, Reims

2004

  • «L'art à la plage», Ramatuelle
  • «Mix Max», Artsonje center, Séoul

2003

  • «Le ludique», Musée d'art moderne, Paris

2001

  • «Le ludique», Musée du Québec, Québec
  • «Somewhere over the rainbow», FRAC Haute-Normandie, Sottevilles-les-Rouen
  • «Fabrice Hybert», Galerie Christophe Daviet-Thery, Paris

2000

  • «Sensitive», Le printemps de Cahors
  • «Voilà le monde dans la tête», Musée d'art moderne, Paris
  • Anciens frigos du port, Portugal
  • «FIAC 2000», Grand Palais, Paris

1999

  • «Passage, new french art», Hokkaido museum of modern art, Sapporo
  • «Biennale de Berlin», Berlin
  • «Passage, new french art», Setagaya museum, Tokyo
  • «Spiral TV it's tomorow now», 3ème édition du festival art life, Tokyo
  • «Made in France», Artsonje center, Séoul
  • «La ville, le jardin, la mémoire», Villa Médici, Rome

1998

  • «Premises», Guggenheim, New-York
  • «To the living room», Watari-um museum, Tokyo
  • «Indoor», Centro civico La Grancia, Serre de Rapolano
  • «Métissages», Musée du Luxembourg, Paris
  • «Portrait», Galerie Peter Kilchmann, Zurich

1997

  • «Tu parles/J'écoute», Fine arts museum, Taipei
  • «Kunst in der stadt», Kunstverein, Freiburg

1996

1995

Bourses, prix, aides

  • Rencontre avec Fabrice Hyber, l’artiste aux mains vertes

    Le vert Hyber est très agressif. Qu’est-ce qu’il dit de votre rapport à la nature ?

    Ma première expo s’appelait Mutation, la deuxième Pollution, vous voyez… J’ai très vite choisi ce vert pour communiquer : un vert qui ne soit pas confortable, un vert très artificiel qui représente la vie la plus forte possible, la première pousse. J’ai grandi en Vendée, dans la ferme de mes parents à Château-Guibert. Ils élevaient des moutons en agriculture extensive. À la fin des années 1980-90, quand la propriétaire des terrains qu’ils louaient est décédée, j’ai décidé de racheter les terres pour qu’ils ne soient pas entourés par l’agriculture industrielle qui envahissait la région : des cultures de maïs, de tabac, des trucs dégueulasses avec des pesticides en permanence. J’ai vu les paysages changer radicalement. C’était la période du remembrement, quand l’État a décidé d’arracher tous les buissons qui séparaient les parcelles. Les buissons étaient là pour arrêter l’eau, protéger les animaux, pour que les vaches, les chevaux puissent paître facilement. Tout ça a été détruit pour permettre aux énormes machines agricoles de circuler. J’avais 27 ans, je venais juste de finir mes études aux Beaux-Arts de Nantes. J’ai fait un emprunt, mes parents se portaient garants. Ce n’était pas un geste très naturel pour moi qui ne voulait avoir aucune propriété, mais c’était le seul moyen de protéger cet espace.

    En 1996 vous semez les graines de votre forêt sur ce même terrain. L’année d’après vous représentez la France à la biennale de Venise. Passer du calme rural à la frénésie d’une manifestation d’art internationale, ce n’était pas un peu contradictoire ?  

    Je ne ressens pas de rupture entre ces deux univers. J’aime toutes les possibilités. Tout est bon. Aller à Venise, avoir tous ces gens qui viennent à votre rencontre, des tas de projets, un tas de travail, fait également partie de ma vie. Quand on est à la campagne, il y a aussi énormément d’activité : qu’on élève des moutons ou qu’on plante des graines, il faut être attentif à tout, le climat, l’air, les cours d’eau, les animaux qui passent.

    À cette époque, on parlait beaucoup de vos travaux qui interrogeaient la production d’image et d’objet. Aujourd’hui, on médiatise beaucoup plus vos toiles représentant la nature. Vous percevez un changement dans la manière dont les institutions reçoivent les discours d’artistes sur le vivant ?

    Pour l’exposition Nous les arbres en 2019, la Fondation Cartier voulait intégrer un de mes « paysages biographiques ». Quand l’anthropologue Bruce Albert et le directeur de la fondation Hervé Chandès sont arrivés à l’atelier, ils ont vu tous les tableaux que je faisais autour des arbres, des racines, des éclairs. Ils ont compris qu’il y avait autre chose à faire qu’un petit dessin. Depuis le début je parle du vivant, de mutation, de pollution, de la tempête, de la pluie, du chaos. Depuis le début ! Je fais ça depuis toujours, le seul truc c’est que les lieux d’expositions n’en parlent que maintenant. À Tokyo en 2008, j’ai semé des graines dans toute la ville (Je s’aime). J’ai essayé en France de faire pareil. À Paris ça m’a été refusé. À Cahors en 1999, j’ai obtenu un contrat de trois ans, qui consistait à installer des arbres fruitiers. Au bout d’un an, la ville a arrêté le projet en prétextant que les arbres polluaient, à cause des fruits au sol.

    Alexandre Parodi, 2022

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    Fabrice Hyber, artiste plasticien : "Mon atelier, c’est mon jardin”

    Lauréat du Lion d’Or à la Biennale de Venise en 1997, Fabrice Hyber développe depuis plus de trente ans une œuvre en expansion, à l’image d’un rhizome, un système de pensée interconnectées. Il présente « Apocalyipstick », sa quatrième exposition personnelle à la galerie Nathalie Obadia à Paris.

    Artiste pluriel, hypercréatif ou hyperproductif ? Fabrice Hyber, artiste à la production foisonnante, dont l’œuvre se déploie  entre art, science et monde de l’entreprise. Depuis les années 1980, après une formation en mathématiques puis en arts plastiques, cet artiste-chercheur développe une pratique arborescente et polymorphe, ouverte à toutes les expérimentations, parfois à la lisière de l’« anartistique ».

    Parmi ses créations les plus emblématiques figurent les Hommes de Bessines, une série de sculptures-fontaines en forme de petits personnages verts dont l’eau jaillit de tous les orifices du corps, disséminées à travers le monde. En 1995, il transforme le musée d’Art moderne de la Ville de Paris en un « Hybertmarché », parodie poétique de l’univers de la consommation. Deux ans plus tard, il reçoit le Lion d’or à la Biennale de Venise en métamorphosant le pavillon français en centre d’émission et de réception de signaux planétaires.

    Avec ses POF, « Prototypes d’Objets en Fonctionnement » il détourne les objets du quotidien pour interroger les modes de communication et les logiques marchandes. Mais l’un de ses gestes les plus durables reste sans doute la création, aux côtés de son père, d’une forêt de 100 000 arbres, fruitiers et résineux, qu’ils ont plantés depuis 1997 sur 70 hectares d’une vallée de Vendée, sa région natale.

    Les tableaux de Fabrice Hyber sont comme des tableaux d’école : “J’ai choisi cette forme-là, parce que tout le monde a cette forme-là en tête, c’est-à-dire qu’on est à l’école et on apprend quelque chose.” A la fois démonstrations, esquisses, et dessins de philosophe ou de mathématicien,“tout est mélangé dans le tableau. Et à un moment donné, quand je commence à trouver la solution, j’en fais une belle image pour qu’on puisse y accéder facilement, et je crée une sorte de paysage mental.”

    2025

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    POF

    Site internet
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    Galerie Nathalie Obadia
    3, rue du Cloître Saint-Merri
    75004 Paris