Artistes

Gaëlle Cressent

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Dépose

DéposeGrand Huit - Bonus, Nantes

Expositions personnelles

2025

  • «le grand jeu», La Chambre, Saint-Nazaire

Expositions collectives

  • «les lieux des autres», Grand Huit - Bonus, Nantes
  • «ORIPEAU », Trempolino, Nantes
  • 2024

    • «ÉCLATS», duoshow avec Sophie Keraudren à l’Atelier, Nantes, commissariat Ilan Michel.
    • «Habiter le désordre», commissariat Chiara Palermo, Regionale 24 Cryogénie, Université de Strasbourg

    2023

    • «Dort, wo sich Erde und Himmel nicht treffen», Regionale 24, T66 Galery, Fribourg, Allemagne
    • «MIX», Musée d’Art et d’Histoire de Cholet

    Résidences

    2025

    • «CRIC», Résidence de recherche, CRIC, Strasbourg

    2024

    • «IMAGES DES MUTATIONS», Résidence de recherche et création «Images des mutations» aux Ateliers du Château d’Eau, Saint-Nazaire

    2016

    • «MEET FACTORY/ CEAAC», Résidence croisée Meet Factory, Prague Ceaac,Strasbourg et l’Institut Français de Prague

    Bourses, prix, aides

    2025

    • Bourse Appel à Solution - Saint-Nazaire Agglomération / REBOOT - Art et Économie circulaire

    2024

    • Lauréate du prix des arts visuels de la ville de Nantes

    2023

    • Bourse de Recherche et Création - Ville de Saint-Nazaire

    2021

    • Aide Individuelle à la Création, DRAC Pays de la Loire

    Workshops, enseignement

    2026

    • Workshop REBOOT -École des Beaux Arts de Nantes-Saint-Nazaire site Saint-Nazaire

    2022_2023

    • Enseignante Situation Image L1 - École des Beaux Arts de Nantes-Saint-Nazaire site Saint-Nazaire

    Écoles, formations

    2010

    • HEAR, Strasbourg, Diplôme National des Arts Plastiques, option Objet avec mention

    2009

    • Sint Lucas Beeldende Kunst, Gand, Belgique, Erasmus, atelier Carina Diepens option Sculpture

    2005

    • CAP photographie et alternance, CiFap, Pantin

    Surfaces de réinscriptions

    Gaëlle Cressent détourne la fonction première des objets supports d’information tels que lespanneaux signalétiques, les écrans de tous types, pour y faire émerger une poésie sensible eténigmatique. Que reste-il à voir quand il n’y a plus d’image ? La question sous-tend l’ensemblede l’oeuvre qui lorgne vers l’abstraction bien qu’issue du réel le plus prosaïque. Nourrie d’une recherche liée aux modalités de production et de reproduction des images, elle révèle un potentiel plastique insoupçonné au travers de subtiles manipulations.

    Recyclage et contrainte

    Avant l’image fabriquée, le déchet constitue la matière première de l’oeuvre. Et ce n’est pas unhasard si Gaëlle Cressent s’investit de façon intensive, voire immodérée au sein d’une ressourcerie. Cet emploi lui impose un rythme effréné mais, telle une compression de César – génie du recyclage avant l’heure- elle ressent le besoin d’être contrainte. Ne pouvant ni compresser le temps, ni le dilater, elle gère sa vie d’artiste sans temps mort. De son propre aveu « il faut que ce soit dense ». Elle extrait régulièrement nombres d’objets issus des circuits de revalorisation : Déchets de déchets en quelque sorte, écrans de tablettes numériques, smartphones, verres trempés censés protéger ces bijoux technologiques, quantités faramineuses d’objets produits par une société avide de tout, qui consomme, déprécie, jette constamment et de plus en plus vite. Si de ce point de vue, l’oeuvre porte en elle un constat édifiant, ce n’est en rien sa finalité. (Ni morale, ni fascination.) Rendre visible cet état de fait est en soi une forme d’engagement qui n’est pas lié à la problématique de la surproduction mais plutôt à notre rapport usuel à ces objets. (…)

    Charles Bertrand

    Démarche

    Artiste visuelle, Gaëlle Cressent développe un langage plastique expérimental qui circule entre l’image, la sculpture et l’installation, explorant les frontières entre ces médiums. Son travail porte un regard à la fois poétique et critique sur notre relation aux objets du quotidien, aux ressources et devenirs matériologiques. 

    Nourrie par ses expériences au sein de plusieurs ressourceries engagées dans l’économie circulaire, elle s’intéresse aux écologies et économie des images et des objets, et à la manière dont la pratique artistique peut devenir un vecteur pour « ré-habiter les restes ». On retrouve dans son travail une attention à la mise en valeur de ce qui peut disparaitre. 

    La notion d’archéologie sous-tend également sa production : ce qui se révèle, ce qui affleure, ce qui demeure enfoui; fragments de signes communicationnels, surabondance d’informations à déchiffrer, reconstruction latente de formes sculpturales… Dans ses projets, elle tente de mettre en lumière l’équilibre fragile entre nos productions de masse et leurs répercussions sur l’avenir, grâce à une multiplicité de gestes empruntés aux domaines qu’elle explore. 

    Ainsi, elle trace les contours d’un territoire nouveau, à la croisée de pratiques et de champs qui semblent, au premier abord, étrangers les uns aux autres, et cherche à créer au cœur de cet espace en devenir. En s’appuyant sur l’observation du réel, ses gestes de plis, déplis, fragmentations et reconstructions font écho selon elle à la complexité de notre époque. Parmis la multiplicité des images et des informations, le débordements des artefacts, elle questionne, par anticipation, ce que les mémoires collectives et personnelles sauveront.

    Gaëlle Cressent est née à Paris, vit et travaille à Nantes.

    ratures