Artistes
Irma Kalt : née en 1987 à Strasbourg, vit et travaille à Nantes.
Expositions personnelles
2025
- «Évasions obliques», galerie Modulab, Metz
- «Traverser les lignes», agence Vuxe, Strasbourg
2021
- «Plis plissés», galerie Mélanie Rio Fluency, Nantes
- «Rions noir», médiathèque de Derval
2019
- «Cahier d'école», espace MIRA, Nantes
2018
- «... se retire, et ... tombe», galerie Capsule, Biennale Off Rennes, Rennes
- «Nous poursuivons des songes et nous embrassons des ombres», on view #2, AFoksStudio, Bagnolet
- «Entre les visages», vitrine SILL, Nantes
- «Du gris aux gris», vitrine SILL, Nantes
2015
- «Klass», galerie le 61, Nantes
Expositions collectives
2025
- «Beauregard Flottant», FRAC Bretagne, quartier Beauregard, Rennes
- «Échappés d'art», dessin pour un tram de la ville d’Angers
- «Des ailes pour l'estampe», Centre de la Gravure et de l’Image imprimée de la FWB, La Louvière
2024
- «Engraving from Europe / résonance des traces», galerie Art salon de H, Séoul /KS
- «Sonj», féstival art et territoire, 2ème édition, Pays de Landerneau - Daoulas, Finistère
- «15 ans», galerie Mélanie Rio Fluency, Nantes
- «Luxembourg Art Week», Art Fair, galerie Modulab, Luxembourg
2023
- «Perceptions», Repaire Urbain, Artothèque, Angers
- «Carnet d'artiste 3», École d’Art du Choletais, Cholet
- «Dessine moi un dessin», galerie Modulab, Metz
- «Drawing Now», galerie Modulab, Carreaux du Temple, Paris
- «Luxembourg Art Week», Art Fair, galerie Modulab, Luxembourg
- «Art-O-Rama», galerie Modulab, La Friche Belle de Mai, Marseille
2022
- «Irma Kalt & Charles Kalt», Centre d’art contemporain Passages, Troyes
- «Art Paris», Grand Palais éphémère, galerie Modulab, Paris
- «Art-O-Rama», galerie Modulab, La Friche Belle de Mai, Marseille
- «Les étoiles s'éteignent à l'aube», galerie Mélanie Rio Fluency, Nantes
2021
- «Sortie d'atelier», galerie Mélanie Rio Fluency, Nantes
- «Y es tu ?», Atelier 29, Chateaubriant
2020
- «Inter_», l'Atelier, Le Voyage à Nantes, Nantes
2019
- «Le hasard matériel», FRAC des Pays de la Loire, Abbay St Florent le Vieil
- «Intransigeantes », galerie Modulab, Metz
- «Nos doubles», Open School galerie, Beaux-Arts de Nantes
- «Drawing Now», Carreaudu Temple, galerie Modulab, Paris
- «MAD», salon des pratiques éditoriales contemporaines, Franciscopolis éditions, Paris
- «Rendez-vous à St Briac», galerie Capsule, St Briac
2018
- «Le cœur des collectionneurs ne cesse jamais de battre», l’Atelier, Nantes
- «Art Delivery #2», Open School galerie, Beaux-Arts de Nantes
- «Recto / Verso», Bibliothèque Alsatique, Strasbourg
- «Particules», l’Atelier, Le Voyage à Nantes, Nantes
- «Luxembourg Art Week», foire d’art contemporain,galerie Modulab, Luxembourg
2017
- «Collection couques », l'atelier Alain Lebras, Nantes
- «Les pénates du sen(s) », collectif OPEN IT, Nantes
- «à 5min près, à 3mm d'écart», ateliers MilleFeuilles, Nantes
- «NIX», galerie des Beaux-Art, François II, Nantes
2016
- «Open space», Permis de construire, Nantes
- «Ici-bas», Treptow Atelier, Berlin, Allemagne
- «M / C / I», Treptow Atelier, Berlin, Allemagne
- «Pour un éventuel voyage / Carte de séjour», Art Hall GONG, Séoul, Corée
- «MAD», salon des pratiques éditoriales contemporaines, Franciscopolis éditions, Paris
- «Fernet Branca», salon de l’édition, c.k.Éditions, St Louis
2015
- «Burashi no oto, hanma chinmoku», ateliers MilleFeuilles, Nantes
- «La règle du jeu», galerie Olivier Meyer, Nantes
- «Castel #2», ARTinNATURE, collectif Silence Forêt, Busan, Corée
- «Dash, dash, dash, slash, slash, slash », Dasoyou, Seoul, Corée
- «Castel #1», Atelier sur l’herbe, collectif Silence Forêt, Nantes
- «Level note one, two», collectif Case-Open-Close, Hong-Kong
- «Les caprices», galerie web Les satellites, The second kiss company
2014
- «CÙN», atelier Alain Lebras, Nantes
2013
- «Écran total», galerie web Les satellites, The second kiss company
2012
- «Village», galerie Visual Space, 798 art center, Beijing, Chine
2011
- «Ailleurs, si j'y suis», galerie Dulcie September, Nantes
2010
- «Avril à Beijing», Central Academy of Fine Arts, Pékin, Chine
- «Stock it - Nice nihts by ESBANM», Halle 5 Alstom, ELIA, Nantes
- «Où l'art s'arrime», La Martinière
Résidences
2023
- «Fresque», Passages, Centre d’art contemporain, Troyes
2022
- «Birch», Passages, Centre d’art contemporain, Troyes
2017
- «BAM! surprise party», Théâtre Universitaire, Nantes
2015
- «Castel #2», ARTinNATURE, collectif Silence Forêt, Busan, Corée
2013
- «Room 417», Niman Heminn, Chiang Mai, Thaïlande
2012
- «Village», galerie «Visual Space», 798 art center, Beijing, Chine
2011
- «Avril à Beijing», CAFA (Central Academy of Fine Arts), Beijing, Chine
Bourses, prix, aides
2025
- Lauréate, 1% culturel, Agence Vuxe, Strasbourg
2018
- Lauréate, Prix des Arts Visuels, ville de Nantes
Collections publiques, acquisitions
Workshops, enseignement
2023
- Atelier fresque mural, École primaire Jean Jaures, Troyes
- Atelier papier peint, Lycée , Troyes
2022
- Atelier papier peint, Lycée Notre Dame du Roc, La Roche sur Yon
- Atelier papier peint, Centre d’art contemporain, Troyes
2021
- Atelier papier peint, Haute École des Arts du Rhin (HEAR) - Mulhouse
- Atelier papier peint,École européenne supérieure d’art de Bretagne - Quimper
- Atelier papier peint,École Nationale Supérieure d’Art et de Design - Nancy
- Atelier papier peint, CPES-CAAP - Nancy
2020
- Workshop "Le papier peint modulaire", École Supérieure d'Art de Lorraine
- Atelier livre, Derval / Chateaubriant, FRAC des Pays de la Loire
2019
- Conférence, "Une introduction aux livres d'artistes", Central Academy of Fine Art, Beijing, Chine
2018
- Workshop "Enseignants", sur une invitation du FRAC Pays de la Loire
- Journée du patrimoine "L'objet livre", sur une invitation du FRAC Pays de la Loire
2017
- Workshop "À l'infini", sur une invitation du FRAC Pays de la Loire
- Workshop "Leporello", sur une invitation du FRAC Pays de la Loire
Écoles, formations
2012
- DNSEP École Supérieure des Beaux-Arts de Nantes Métropole
2010
- DNAP École Supérieure des Beaux-Arts de Nantes Métropole
Extrait du texte "Cahier d'école" écrit dans le cadre de l'exposition à l'espace MIRA
Dans sa pratique, Irma Kalt n’en finit pas d’ancrer ses formes, comme pour mieux se les approprier : si son premier mouvement passe par le dessin, elle emprunte ensuite de nombreuses voies (l’impression sur papier ou tissu, la photographie, la vectorialisation puis à nouveau le dessin ou la peinture ou l’impression). Par ce processus de mue complexe, elle décante son motif, et cerne davantage le point de vue ou la focale qui lui convient : comment regardons-nous et à quelle distance ? Sommes-nous très loin ou sommes-nous à l’intérieur ? Entre savoir-faire ancien et technologie contemporaine, ses œuvres témoignent toutes de présences fantômes, de données graphiques ou picturales qui ont été là, qui se sont essentialisées ou ont disparu, mais qui continuent souterrainement de s’exprimer. Pour l’artiste, la beauté fragile des formes ne s’obtient qu’au prix de ce lent processus, au cours duquel le motif se leste de toutes ces strates mémorielles.
Eva Prouteau, 2019
Irma Kalt, princesse des lignes.
En 2022, Irma Kalt aura trente-cinq ans. L’année, pour elle, commencera avec une exposition confrontant son œuvre à celui de Charles Kalt au Centre d’art Passages à Troyes où, auparavant, j’aurai réuni avec Arnaud Baudin un colloque international commémorant – avec un retard d’un an dû à la pandémie – le neuvième centenaire de la naissance des Templiers. De grands artistes se sont passionnés pour les coreligionnaires de Jacques de Molay, comme Georges Mathieu, et nombre le font encore. Je doute qu’Irma Kalt soit de ceux-là, même si le temps l’habite et si son œuvre, avec justesse et précision, sait le mettre en scène, en creusant les strates mémorielles de certains motifs au point – plus qu’on l’imagine au premier regard – de parler d’histoire(s). Ma rencontre avec l’artiste nantaise ne s’est pas jouée sur ce terrain-là. Elle s’inscrit pourtant, elle-même, dans le temps. Il y a sept ans, j’acquérais trois collages, réalisés en 2012 et, dans cette démarche de curiosité, je fus accompagné par ce couple d’amis qui sont bien davantage, je l’ai dit lors de mon entrée à l’Académie, à l’occasion de laquelle ils m’ont fait don de la collection complète des Cahiers : eux aussi ont été parmi les premiers acheteurs d’Irma Kalt et ils lui ont commandé, au revers des deux portes de leur appartement, des papiers peints qu’elle a conçus pour le lieu et installés. Je n’ai donc aucun mérite à n’avoir pas perdu l’artiste de vue. De l’atelier Alain Le Bras, en 2014, à l’espace Mira, en 2019, je l’ai suivie avec bonheur. Ses interventions à Nantes et bien au-delà ont été nombreuses. Certaines m’ont échappé et, parlant avec Irma Kalt dans son atelier du quai des Antilles, revenant à ses installations passées sur la base d’archives à faire pâlir l’historien trop peu scrupuleux que je suis, j’ai le regret de n’avoir admiré qu’en photographies Entre les visages, son triptyque pensé initialement pour la galerie « vitrine » Sill, ou Comme ça, cette peinture murale d’architectures réalisée dans une maison ouverte avant travaux du côté de Notre-Dame de Lourdes. Gageons que certains qui me lisez avez été plus attentifs et qu’à la galerie Mélanie Rio Fluency, à la fin du printemps 2021, rendus au contact des œuvres, vous aurez, comme moi, éprouvé un grand plaisir à évoluer dans les Plis plissés d’Irma Kalt.
Assurément, Irma Kalt est maîtresse des lignes. En tête de ces pages, je me suis plu à l’en dire princesse, jouant du nom du village de Ligne, près de Tournai, associé au souvenir du prince Charles-Joseph, célèbre à la fin du XVIIIe siècle par sa culture, ses talents et ses longs séjours en divers pays d’Europe. Souhaitons à l’artiste, qui elle aussi peut incarner l’esprit et le cosmopolitisme, avec l’Asie notamment, où elle a vécu deux ans, d’atteindre une aussi vaste réputation. Dans l’univers de l’art déjà, elle entre en ligne… de compte. Éva Prouteau l’a dite post- minimaliste et a évoqué à son propos François Morellet. On pourrait penser à un autre François, Rouan, et à d’autres courants comme le cinétisme, le minimalisme voire l’abstraction radicale qui, en 1987, lorsqu’Irma Kalt est née à Strasbourg, triomphait de l’autre côté du Rhin. Des critiques d’art – plus qualifiés que je le suis – le feront sans doute et ce sera vrai. Pour ma part, prenant provisoirement congé d’Irma Kalt, je signalerai simplement pour finir combien, par-delà les mouvements, elle a réinvesti l’abstraction en voie de dématérialisation avec de la légèreté, de la vibration et de l’humour, s’imposant comme une artiste hors ligne, selon cette expression devenue rare que j’affectionne et qui, dans son cas – mieux que dans tout autre –, signifie hors pair.
Philippe Josserand














