Artistes

Jean-Marc Savic : vit à Nantes, travaille à Nantes.

Accès à :
  • travaux
  • cv
  • textes
  • contact
Performance L-311a
02:57

Performance L-311a, 2014Le Lieu Unique , Nantes

L – 311

L – 311, 2013festival Electropixel

I love you
01:51

I love you, 2009CAC Passerelle , Brest

Sans titre
01:42

Sans titre, 2007galerie Jeune Création

Museum
01:52

Museum, 2002Nantes

Expositions personnelles

2014

  • «L-311a», performance Lieu Unique, Nantes

2011

  • «Les Climats », résidence et restitution pôle Max Jacob sur invitation collectif EDS, Quimper

2007

  • «Dans l'ombre. Le maître, enveloppe de l'animal triomphant», Galerie Jeune Création, Paris

2000

  • «Sensations protozoaires», atelier Alain Lebras, Nantes

Expositions collectives

2017

  • «Welcome Home #3», RDV, Nantes

2013

  • «L_311», Electropixel / APO 33, Nantes

2012

  • «Projet Eléphant», L'Atelier, Nantes

2011

  • «Resurgences #2», Plateforme, Paris

2010

  • «MUU for ears 3», MUU galerie, Helsinki
  • «Little Big Bang», Plateforme, Paris
  • «Beyond the signal #12», APO 33, Nantes

2009

  • «Seen, Unseen, Scene», CAC Passerelle, Brest

2006

  • «Chantier d'artistes / INTERNATIONAL PIPELINE», le Lieu Unique, Nantes

2005

  • «Straight», galerie Artem, Quimper
  • «Jeune Création», Jeune Création, Paris
  • «Directors Lounge», Munich, Berlin
  • «Back to square», Ipso Facto, Nantes

2003

  • Drôle d'Organe, Nantes

2001

  • «Le boudoir», Patio Delrue, Nantes

2000

  • «Acteurs - Reacteurs», galerie Argraphie, Nantes
  • «Electrohappening», Grand chantier des Lices, Rennes

Résidences

2011

  • «LES CLIMATS», résidence et restitution film et 3 performances

Présentation

Les problématiques que j’aborde dans mon travail trouvent tant leur source dans ma formation scientifique (Maîtrise de physiologie animale/biologie cellulaire et CAPES de Sciences de la Vie et de la Terre); que dans le champ du travail social (je suis en effet intervenant social dans un centre pour demandeurs d’asile politique depuis 2002), ce qui induit naturellement une dimension psychologique dans mes productions, autour des questions de territoires, d’appartenance, de domination, et plus largement de la question troublante de l’animal…

J’aborde la question de «l’animalité» sous l’angle de ce qu’elle révèle, réactive dans notre conscience, ou plutôt en quoi elle est un filtre de lecture de notre inconscient.

Je m’intéresse aux concepts de méthode scientifique, à la notion de processus, à l’épistémologie, aux théories de l’évolution, plus généralement à toutes les questions touchant au savoir scientifique (la classification, l’évolution, la transformation entre autres), ainsi qu’aux formes singulières qui peuvent émerger de la “surface d’échange” entre l’art et la science.

Je suis très sensible aux multiples et éternelles tentatives scientifiques de comprendre l’animal.

Notre cerveau produit les moyens de son propre contrôle, induisant des formes troublantes de domestication.
Nous sommes rentrés dans une nouvelle période où les êtres humains, après avoir définitivement achevé un travail de contrôle et de gestion totale du vivant (élevage industriel, biotechnologies, brevetage des cellules, esthétiques de la polution etc…), se sont engagés dans un vaste programme planétaire de contrôle esthétique des désirs.

L’homme rejoue continuellement des scènes originelles ,  jeu  pathétique puisqu’il ne s’inscrit plus dans une perspective de sens de l’être, mais de l’avoir (le bien-être, la propriété, le contrôle…).

Je crois que la relation homme-animal peut se lire comme un rapport nostalgique à l’origine, à la perte du territoire, à la perte de soi, du mythe et de son vécu; et plus inconsciemment cette relation renvoie à la troublante réalité des pulsions sexuelles et de mort.

La mémoire et ses manifestations entretiennent avec l’animalité un rapport ambigu.

Ma position artistique consiste à fragiliser une certaine posture anthropocentrique qui selon moi dit plus sur notre méconnaissance de l’autre, de «l’autre animal», que sur notre connaissance «réelle».

Je réalise principalement des vidéos, des performances et des installations, mais je n’explore pas formellement un médium en particulier.
Dans « Muséum » (je chante des chansons à des animaux captifs), pièce réalisée en 2001, l’attention se focalise sur le pathos engendré par la posture du chanteur, célébrant la puissance romantique du geste humain.

Le corps animal, matière d’exploration du réel, est un espace de projection et d’extraction fantasmagorique, où nos représentations psychiques et mentales les plus dissonantes se forment.
Je crois que l’humanité manifeste un puissant désir de métamorphose, ancré dans le trouble d’une sexualité multipotente (série de dessins « je me divise, on se divise », 2000), et dans le fantasme inavoué de retrouver une pensée mythique, ainsi que de dépasser la dualité originelle mâle / femelle par la synthèse entre le vivant et la technologie au sein même de son corps .

Peut-être l’avenir de l’homme est t-il dans un mode de reproduction asexuée ?

Dans les installations, l’intervention d’éléments d’improvisation (comme action perturbant la connaissance), la performance (chansons composées pour des actions uniques par exemple), perturbent, brouillent, décalent ce qui est donné à percevoir. J’adopte dans les travaux plus récents une attitude performative affirmée (performance «The essentiel man_a space of disappointment» / 2010). J’aborde en effet de façon frontale, la question de la posture, et au travers d’elle celle de la certitude, comme principe de raisonnement central de la pensée humaine, refusant à l’animal la possibilité d’avoir un visage.

La question du sol, de l’appartenance, du territoire est présente aussi dans mon travail, et j’envisage la course et la percussion comme des indices d’oubli, de perte, de résistance.

Mon travail intègre aussi parfois, des signes forts de mon origine yougoslave (« I love you », 2003), dont je ne souhaite pas orienter la portée identitaire.
J’envisage la présence de ma mère dans certains de mes travaux, comme indice d’hyper réalité.

J’aborde également la question de l’origine, sous certains aspects comportementaux, autour de la relation maître – animal domestique, et de la troublante question de la perte et de l’oubli.

Au niveau formel, je m’intéresse à des notions comme la représentation, le savoir et ses modalités d’existence et de transmission, à la présence du corps parlant et transpirant, et plus particulièrement dans les performances récentes, je tente de questionner le concept même d’exposition, par la présence du corps qui est «là», qui est présenté /représenté.

jm savic

Je me divise, on se divise


44

Tél. : 0632297271
jmarcsavic@gmail.com
Instagram