Artistes
Lucas Grandin : born 1976 in Mans, lives and works in Sarthe.
Clairière des Collégiens 2025 Saison Photographique de l’Abbaye Royale de l’EpauAbbaye Royale de l'Epau, Le Mans
“Ma Classe Exterieure”, 2025Collège SJB Teloché, Teloché
L’Eléphérique de Montval, 2025Lycée Pro. Montval sur Loir, Montval sur Loir
Cœur, cœur, cœur!, 2025Collège Sacré-Coeur, Le Mans
Color Riso Crew 03, Hangar Crealab, 2024Hangar Crealab, Le Mans
Parages X P(art)ages, Atelier Espace Urbain, 2024Hangar Crealab/La Fabrique , Le Mans
“Ombres et mouvements” Le Garage, Biennale AP Centre, 2024Centre d'art le Garage, Amboise
“Synergie”, 2023Lycée Agricole de Montoire sur le Loir, Montoire sur le Loir
“Nour”#Cité Bachard El Kheir#Hay Mohammadi, 2023Institut Français de Casablanca, Casablanca
Rhombus Berangaria#Clairière des Collégiens, 2023Abbaye Royale de l'Epau, Le Mans (Yvré-l'Evêque)
“La parade des Conso”, 2023Festival Saint-Lyphard, La Ferté-Bernard
“Milpa”, 2023Lycée Agricole, Montauban
“Funky Macabo” #2, 2023Centre d'art La Laverie, La Ferté-Bernard
“Tectogenèse(s)”- Annecy Paysages, 2022Annecy-Paysages, Bonlieu Scène Nationale et Lieu d'art contemporain Le Mikado, Annecy
“Clairière des Collégiens”, 2022Abbaye Royale de l'Epau, Le Mans (Yvré-l'Evêque)
“Workshop création Collège Le Grand Lucé”, 2022Le Grand-Lucé
« ALED », 2021Lycée Rosa Park La Roche sur Yon., La Roche-sur-Yon
“Igloos des sensibilités”, 2022Centres Adimc de la Sarthe, Le Mans, Savigné-l'Eveque, Sillé le Guillaume, La Fresnay sur Chédouet, Mulsanne
“Funky Macabo”, 2022Espace d’art contemporain Le Mikado Annecy, Annecy
« Goddy Se#Ce Livre », 2021Centre d'Art Doual'art, Douala Cameroun
“Couleur-Intention-Résonance”, 2021Centre d'Art Doual'art, Douala
Conférence/ Discussion Low-Tech et Artistes d’Afrique Centrale, 2021Le Carré Scène Nationale / Atmosphère 53, Château-Gontier sur Mayenne
«Rhombus Berangaria», 2021Abbaye Royale de l'Epau, Le Mans (Yvré-l'Evêque)
“Station S’Sens/Social Ecoduct/Lost free Way”, 2021Ville d'Angers, Angers
“RosaBus”, 2019Lycée Rosa Park, La Roche-sur-Yon
“Transatlantic 137°”, 2020Lycée Chassagne, Paimboeuf
“Fulguro-Cabane!”, 2019Ville de Montreul-Bellay, Montreuil-Bellay
Ubangui PlateFormes#Bangui la Coquette, 2018-2019Bangui, Centrafrique
Paradise Sound Garden, 2018Galerie Paradise, Nantes
Résidence Workshop Médiation/Création “Habiter”, 2018Lycées Edgard Pisani, Le Fresne, La Germinière, Montreuil-Bellay, Angers, Rouillon
Kiwi//08 Structure, 2018Collège Albert Camus , Le Mans
Igloos Mémoires, 2017La Roche sur Yon
Making Douala, 2017Ausstellungraum Klingental, Basel
Les Équipes des Nations Unies, 2017Doula, Cameroun
Bépanda Regarde-Toi !, 2017Douala, Cameroun, Bepanda
La Nouvelle Eve, 2016 La Briqueterie/ Langueux , St-Brieuc
WS “igloo Végétal”, 2016Lycée T.Washington , Le Mans
Machinerie pour un paysage de son, 2016Centre d'art Moulins'Art
Architecture(s), espace visible, espace sensible, 2016Carrefour des Arts, La Chapelle Urée
Bioradiotimer, Workshop “Sonstruction”, 2016Lycée Nature, La Roche sur Yon
Bien Venu…, 2015La Gâterie, Espace de Création Contemporaine, La Roche sur Yon
Le Jardin Sonore des Hauts de Saint-Aubin, 2015Angers, Angers
Symphonie Pour 25 Platines, 2014Abbaye de l'Epau , Le Mans
Miam, Ma Cantine est toute Verte!, 2014Cantine de l’école du Pâtou, St Mars d’Outillé
Ma Cité Idéale Volume II, 2013Ecole Jean Moulin, Villejean, Rennes
Paradise Sound Garden, 2013Galerie Paradise, Nantes
Résidence Kamiel Verschuren et Lucas Grandin, 2013Galerie Paradise, Nantes
Making Douala, 2007-2013Galerie Paradise, Nantes
Ma Cité Idéale, entre lumières et mouvements, 2013La Criée, Ecole Jean Moulin, Villejean
(N)OU(S) EST RENNES 2, 2012Le Grand Cordel, Rennes
Making City Douala 2007-2013 Raw Mat. Co., Dak’art, 2012Doula, Cameroun
Empowerment In Practice, 2012Francis Loeb Library, Harvard Design School, Boston
(V)OU(S) EST RENNES 1, 2012 Le Grand Cordel , Rennes
Mémoires d’éléphants, 2012L'Atelier , Nantes
Africando, 2012 Antik gAD Galeria, Lisboa
STP Bienal Lisboa, 2012Museu Da Cidad
Making Douala : Entrepot FictieF, 2012Gent, Belgique
Eject#03, 2010México
Geo-Graphics Independance Cha-cha, 2010Palais des Beaux-Arts de Bruxelles (Bozar), Bruxelles
All About Sud, 2010Rotterdam
From Douala To Douala, 2010Douala, Cameroun
Biographie
Lucas Grandin est né en 1976 au Mans, en France. Il vit et travaille en Sarthe. Tour à tour artiste, curateur, professeur d’art, activiste et activateur de projets, Lucas Grandin développe une démarche mêlant le son, la vidéo, la lumière, le low-tech avec une attention particulière portée à l’urbanisme et à l’architecture.
Après avoir étudié à l’école supérieure des Beaux-Arts du Mans où il obtient son DNSEP en 2001, Lucas Grandin expérimente d’abord le son comme matière première à son travail. Il l’expérimente sous différentes formes: installations vidéo et sonores, in situ, performances, machines détournées, etc. Pour l’artiste, le son, qu’il soit bruit, musique, idée ou matière est autant une énergie naturelle, qu’un message ou une revendication sociale. La démarche de Lucas Grandin se nourrit également de la récupération et du recyclage, qu’ils soient matériels ou idéologiques (copyleft, lowtech). La création intervient ensuite au niveau de l’assemblage des propos et des matières autour de l’objet en question. À contre-courant d’une idée d’art fragile, précieux et mercantile, ses projets s’inscrivent plus dans une démarche ludique et sociale de rencontre d’idées.
L’ancrage de son travail dans le bricolage et la récupération l’a, sans détour, amené à confronter sa pratique à l’espace urbain. A Douala (Cameroun) il a présenté: Douala Feed Back (2005), Le Zébu de Douala (2007) Le jardin sonore de Bonamouti (2010), ce dernier réalisé aussi à Sao Tomé, à Nantes et à Angers. Il a également participé à différents projets collaboratifs: Projet PUB (Pavillon Urbain de Bonanjo), projet P.I.A.F et projet CAIRE. Son travail a été montré dans différentes expositions en France, au Portugal, au Cameroun, au Canada, au Mexique, à Sao Tomé, aux États-Unis et dans différentes biennales et triennales.
Lucas Grandin fut co-curateur de l’exposition «Making Douala 2007-2016», présentée à Dakar, Rotterdam, Gent, Nantes et Bâle.
En 2013, il obtient le 1er prix de l’Audace Artistique pour son projet avec l’école Jean Moulin et les centres d’Art «La Criée» et Doual’art, remis par le President de la République. En 2014 «Le Jardin Sonore de Bonamouti» fait parti de la sélection Beaux Arts Magazine, «Guide des plus beaux voyages Arty, Tour du Monde en 20 étapes des chefs-d’oeuvre en harmonie avec la nature». Il sera aussi présenté dans le Booklet édité par la Tate Modern, «Across The Board», dans l’edition de BoZAR Brussel, Visionary Urban Africa et dans DOMUS. En 2015/2016, la ville d’Angers lui a commandé un Jardin Sonore pour un nouveau quartier de la ville et il est sélectionné pour l’exposition sonore internationale « La nouvelle Eve» à la briqueterie de St Brieuc.
En 2017, il travaille avec des habitants sur un parcours d’installations monumentales urbaines répondant aux nouveaux critères écologiques de la Vallée de l’Yon à la Roche, est invité à la création d’une fresque « La Cabane du Géomètre » à l’école de Fillé sur Sarthe et e présentera les projets « Bepanda Regarde-toi ! » et « Les Equipes des Nations Unies » (Avec K.Verschuren) pour la triennale d’art urbain de Douala, SUD 17…
En 2018, il est sélectionné pour le projet « Habiter » par la DRAC et la DRAAF Pays de la Loire pour des résidences Médiation/Création dans les Lycées Agricoles du Mans, d’Angers et de Montreuil-Bellay, il travaille aussi en partenariat avec les Bibliothèques de la Sarthe et sera en création au collège A.Camus du Mans sur un projet Atelier Artistique soutenu par la DAAC PDL
Depuis 2018, Il mène un travail avec les habitants de Bangui, pour la construction de Ubangui#Plateforme, invité par l’Alliance Française de Bangui et la Mairie de Bangui. En 2019, Il est l’artiste invité de la ville de Montreuil-Bellay, 49, et créera avec les habitants « Fulguro-Cabane » sur une île de la rivière le Thoué. Il est invité à créer 5 structures pour les 5 centres ADIMC, lieux de vie pour les porteurs d’un handicap cérébral de la Sarthe. Structures qu’il construira aussi dans les lycée Rosa park de la Roche et Chassagne de Paimboeuf.
Comme en 2013, en 2019, Lucas Grandin obtiendra une bourse individuelle à la création de la Drac Pays de la Loire, pour un soutien général à son travail.
En 2020, invité par la ville d’Angers, il s’installe sur les hauts de saint -Aubin sur la couverture de l’autoroute pour la création avec K.Verschuren de « Station S’Sens//Social ecoduc », aménagement public pour une réappropriation des lieux par les habitants du quartier…En 2021, Il travaille à l’Abbaye Royale de l’Epau en Sarthe, pour la création d’une installation monumentale au cœur de l’Abbaye en partenariat avec 9 photographes. Il présentera à Chateau-Gontier sur une invitation de la scène nationale du Carré et de Atmosphère53, une conférence sur l’utilisation du Low-Tech dans son travail et dans le travail d’artistes Camerounais.
Il est ensuite invité à 3 mois de résidence Immersion à Doual’art au Cameroun, pour le suivi et la création de différents projets dans et hors les murs, comme le design et la conception de « Goddy Se#Ce Livre » avec le CCF de Douala, Conférence « Couleurs, intentions, résonances » avec Yvon Ngassam et Hervé Youmbi, ou le suivi général des œuvres d’art public du SUD pour la restauration en vu de SUD2023.
En 2022, il monte un nouvel Igloo sensoriel avec la classe Ulis du Grand-Lucé avec le soutien de la DAAC/DRAC. Il continuera les constructions pour les centre Adimc72 en concrétisant les igloos sensoriels des centres de Savigné-l’Eveque et Sillé le Guillaume. A l’Abbaye Royale de l’Epau, 5 nouvelles installations sont construites avec 5 photographes et 5 collèges Sarthois. Toujours en 2022, il est en résidence au centre d’art le Mikado à Annecy où il présente son 1er solo show de peintures « Funky Macabo », il construit aussi dans deux quartiers d’Annecy, les structures jumelles « Tectogenèse(s) » pour le festival international« Annecy Paysages ».
Au premier semestre 2023, il est invité en résidence à l’IFC de Casablanca, et réalisera l’installation « Nour », structure participative avec les habitants, les collectifs locaux, l’école Al Jabr, Les Beaux-arts, L’ecole d’architecture, la Commune de Hay Mohammadi, au sein de la cité Bachard el Kheir. Il réalisera au lycée agricole de Montauban, la structure « Milpa » et un workshop maquette au sein du lycée Yourcenar au Mans. Residence à « La laverie » à la Ferté-Bernard pour son second solo show de peinture. Cette dernière résidence sera croisée avec le festival Saint-Lyphard, pour la création avec le lycée et le collège d’une déambulation de caddies detournés. 7 nouvelles installations avec 7 photographes et 7 collèges de la sarthe pour la Saison photographique 2023 de l’Abbaye Royale de l’Epau.
Penser demain
La première fois que j’ai parlé à Lucas, c’était au travers d’un message par email en décembre 2013. J’avais fait le déplacement de Yaoundé à Douala pour assister au SUD2013 (Salon Urbain de Douala 2013). J’étais, à cette période, une étudiante curieuse, en mal de découvrir plus, sur l’art curieuse, en mal de découvrir plus, sur l’art contemporain et sa manifestation en milieux urbains. Tellement impressionnée par son oeuvre « Le Jardin Sonore » à Bonamouti, et n’ayant pas pu le rencontrer pour lui dire combien j’avais été en admiration devant ce travail, j’ai pris l’initiative de lui faire un mail auquel il a généreusement répondu. répondu. En 2017, j’ai eu la chance de travailler comme assistante-curatrice pour le SUD2017, et d’être témoin de toute la magie conceptuelle, artistique et généreuse qu’est Lucas Grandin. C’était une expérience exceptionnelle que d’avoir à travailler avec lui, à telle enseigne que je l’appelais « Sacré Lucas ». Il y a exactement un an, il m’envoyait la Lucas ». Il y a exactement un an, il m’envoyait la première série de ce voyage pictural. Et moi de lui répondre:« j’adore ces peintures. Elles sont étrangement magnifiques. C’est plein de sujets lourds n’est-ce pas ? Bref tu m’en diras une autre fois[…] » Il m’a fallu près d’un mois, après qu’il m’ait envoyé la série finale de ce nouveau visage, pour envoyé la série finale de ce nouveau visage, pour pouvoir mettre noir sur blanc mon ressenti et mon interprétation sur ce travail. Pas par difficulté à le comprendre, mais par volonté de m’y plonger en rentrant vraiment dans ce nouvel écosystème. Ce nouveau visage, bien que bidimensionnel, demeure très sonore et sculptural. Ce monde pictural riche en formes, en volumes, en textures pictural riche en formes, en volumes, en textures et en couleurs, que je qualifierais d’étrangement magnifique, laisse transparaître le regard actuel que l’artiste pose sur le monde. Lucas Grandin nous raconte ses questionnements, ses peurs, ses angoisses. Il nous livre le monde tel qu’il le voit, en dévoilant sa face cachée que seuls les esprits ouverts, les âmes sensibles en alerte les esprits ouverts, les âmes sensibles en alerte comme lui, voient. C’est l’image du monde, dont l’identité présente a été nourrie par des voyages hors de l’Europe, à la découverte d’autres contrées où il a fait des rencontres de personnes, de langages, d’univers, qui ont ouvert son champ des possibles. Lucas nous décrit le monde aussi cru qu’il est, aussi fleuri que monstrueux, aussi verdâtre que aussi fleuri que monstrueux, aussi verdâtre que grisâtre et toxique. Il interroge les fruits de milliers d’années d’anthropocentrisme et de monoculture, qui ont reposé sur les fantasmes d’une certaine modernité et de ce que cette dernière a entraîné au fil des années.De comment la poursuite effrénée de ce monde a contribué à l’effacement et à « l’invisibilisation » des différences et des autres « l’invisibilisation » des différences et des autres mondes. Lucas nous présente à nu nos prisons actuelles: les régimes politiques dictatoriaux, les institutions opprimantes qui volent les libertés individuelles telles que l’État, les religions, la police et l’argent, pour ne pas dire le capitalisme ou l’obsession d’une société assoiffée de produire, férue par les démons de la consommation et toujours prête à tout de la consommation et toujours prête à tout dévorer à pleines dents. Dans ce monde actuel, la morbidité est quotidienne : on la vit, on la voit, on la sent. Lucas Grandin nous appelle à sortir de nos différentes zones de confort pour aller vers d’autres mondes qui nous accompagnent et font chemin avec nous. Mondes que l’on détruit font chemin avec nous. Mondes que l’on détruit malheureusement sans penser à demain. Cette série est une invitation à la prise de conscience de l’importance d’un réel communautaire qui implique une urgence à la connectivité avec le monde végétal, animal, terrestre, aquatique. Nous sommes tous des corps d’eau. Dans ces compositions où le monde végétal et animal font corps et âmes le monde végétal et animal font corps et âmes avec des foules à la fois humaines et urbaines, extraterrestres, il y a aussi la célébration du vivre ensemble à travers fêtes et orgies, des moments d’une photographie de groupe. Il y a ici une invocation de l’importance de l’amitié, de la famille, une invitation à sortir de nos cocons individualistes et souvent oppressifs pour connaître, s’intéresse et souvent oppressifs pour connaître, s’intéresser, sortir des abîmes dans lesquels nous sommes engloutis pour s’ouvrir à l’autre et regarder de l’autre côté vers le Sud. Dans cet univers gluant, plumeux, poilu, il faut se créer des espaces de refuge, des oisifs de paix, comme la grenouille verte à côté de la rivière, reposant sur les prairies dans son tapis vert douillet. dans son tapis vert douillet. Des instants de liberté pour penser à demain.
Aude Christel Mba
Saint-Sulpice
72 Villaines sous Lucé, France














































































