Au loin déjà, les toits fument et les ombres des monts grandissent jusqu’à nous, 2023

Guillaume Jezy

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Guillaume Jezy / Jezy Knez, «Au loin déjà, les toits fument et les ombres des monts grandissent jusqu'à nous», 2023, bois, fourrure synthétique, miroirs, carton, Format à l'italienne XIII : l'Altra Roma, Espace le Carré, Lille, photographie : Paul Tahon
Guillaume Jezy / Jezy Knez, «Au loin déjà, les toits fument et les ombres des monts grandissent jusqu'à nous», 2023, bois, fourrure synthétique, miroirs, carton, Format à l'italienne XIII : l'Altra Roma, Espace le Carré, Lille, photographie : Paul Tahon
Guillaume Jezy / Jezy Knez, «Au loin déjà, les toits fument et les ombres des monts grandissent jusqu'à nous», 2023, bois, fourrure synthétique, miroirs, carton, Format à l'italienne XIII : l'Altra Roma, Espace le Carré, Lille, photographie : Paul Tahon
Guillaume Jezy / Jezy Knez, «Au loin déjà, les toits fument et les ombres des monts grandissent jusqu'à nous», 2023, bois, fourrure synthétique, miroirs, carton, Format à l'italienne XIII : l'Altra Roma, Espace le Carré, Lille, vue d'exposition avec les œuvres d'Anne-Émilie Philippe, photographie : Paul Tahon
Guillaume Jezy / Jezy Knez, «Au loin déjà, les toits fument et les ombres des monts grandissent jusqu'à nous», 2023, bois, fourrure synthétique, miroirs, carton, Format à l'italienne XIII : l'Altra Roma, Espace le Carré, Lille, photographie : Paul Tahon (détail)
Guillaume Jezy / Jezy Knez, «Au loin déjà, les toits fument et les ombres des monts grandissent jusqu'à nous», 2023, bois, fourrure synthétique, miroirs, carton, Format à l'italienne XIII : l'Altra Roma, Espace le Carré, Lille, photographie : Paul Tahon
Guillaume Jezy / Jezy Knez, «Au loin déjà, les toits fument et les ombres des monts grandissent jusqu'à nous», 2023, bois, fourrure synthétique, miroirs, carton, Format à l'italienne XIII : l'Altra Roma, Espace le Carré, Lille, vue d'exposition avec les œuvres d'Anne-Émilie Philippe, photographie : Paul Tahon
Guillaume Jezy / Jezy Knez, «Au loin déjà, les toits fument et les ombres des monts grandissent jusqu'à nous», 2023, bois, fourrure synthétique, miroirs, carton, Format à l'italienne XIII : l'Altra Roma, Espace le Carré, Lille, photographie : Paul Tahon
Guillaume Jezy / Jezy Knez, «Au loin déjà, les toits fument et les ombres des monts grandissent jusqu'à nous», 2023, bois, fourrure synthétique, miroirs, carton, Format à l'italienne XIII : l'Altra Roma, Espace le Carré, Lille, photographie : Paul Tahon
Guillaume Jezy / Jezy Knez, «Au loin déjà, les toits fument et les ombres des monts grandissent jusqu'à nous», 2023, bois, fourrure synthétique, miroirs, carton, Format à l'italienne XIII : l'Altra Roma, Espace le Carré, Lille, photographie : Paul Tahon
Guillaume Jezy / Jezy Knez, «Au loin déjà, les toits fument et les ombres des monts grandissent jusqu'à nous», 2023, bois, fourrure synthétique, miroirs, carton, Format à l'italienne XIII : l'Altra Roma, Espace le Carré, Lille, vue d'exposition avec les œuvres d'Anne-Émilie Philippe, photographie : Paul Tahon (détail)
Guillaume Jezy / Jezy Knez, «Au loin déjà, les toits fument et les ombres des monts grandissent jusqu'à nous», 2023, Croquis (vue du dessus), photographie : Guillaume Jezy

Au loin déjà, les toits fument et les ombres des monts grandissent jusqu’à nous, 2023

Espace Le Carré Lille Format à l'italienne XIII : l'Altra Roma commissariat Marion Zilio

Jezy Knez (avec Jérémy Knez)

 

Texte de présentation de l’œuvre par Marion Zilio :

En duo depuis 2012, Jezy Knez développe une pratique contextuelle de construction de modules architecturaux. Influencé par les récits de science-fiction, le minimalisme ou l’architecture moderne internationale formulée par l’école du Bauhaus, ainsi que les questions relatives au site, à l’autonomie et à l’interaction, le duo conçoit des mondes alternatifs, où toutes fonctions semblent paradoxalement altérées.

À l’esthétique bureaucratique et aux instruments de l’activité économique se substituent ici des formes génériques, neutres, brutes ayant perdues toute efficacité. Ces dernières paraissent en attente d’être activées ou présentes pour ce qu’elles sont, soit des volumes, des creux, des pleins dont les configurations dessinent la croupe d’un paysage. Mixant les époques et les échelles, les notions de forme et de fonction, le duo déstabilise les appareils d’état et les architectures du pouvoir, par où l’idéologie impose son style. Rome est ainsi devenue leur terrain de jeu : son gigantisme, ses colonnes en cascade, son marbre, ses places et ses ruines activent une topographie alternative qui réagit à l’Histoire et aux micros récits. Elle s’anime et prend vie dans le télescopage d’agrégats de sociétés miniatures qui s’implantent, tels des systèmes parasites, sur les fondations. Dès lors, on comprend que cette construction est une base pour faire proliférer les utopies manquées des programmes architecturaux de l’Antiquité à la Modernité, en passant par les cités étrusques ou les lignes autoritaires fascistes. Le pouvoir déchu, ce sont au final des logiques d’impermanence, d’organicité et de coexistences qui semblent primer.

 

Œuvre réalisée suite à une résidence de création à Rome d’octobre à décembre 2022 dans le cadre du Prix Wicar, dispositif de la Ville de Lille. Le projet qui y a été développé a reçu le soutien de la Région Pays-de-la-Loire (Aide à la mobilité).

L’œuvre produite a été réalisée grâce au soutien de la Région Hauts-de-France (Bourse d’aide à la création) et s’inscrit dans un projet au long court dont l’Espace Le Carré a permis d’en présenter une première version.