Là où ça touche #2, 1992

Laurent Moriceau

1/1
Laurent Moriceau, «Croisement #2», 1992, Germination 7, Magasin, Centre National d'Art Contemporain, Grenoble, photographie : Laurent Moriceau

Là où ça touche #2, 1992

Papier photographique, photogramme, contre-photogramme, 182 x 0,65 cm exposition "Germination 7", Magasin, Centre National d'Art Contemporain, Grenoble

L’ensemble des travaux intitulés « Là où ça touche » naît de la rencontre entre deux ou trois matériaux — sable coquillier, fragments de pierre ou cheveux — et du papier photographique grand format. Ces pièces s’inscrivent dans une pratique de production d’images sans appareil, explorant les potentialités du photogramme et du contre-photogramme.

Les images émergent de la matérialité des éléments et du contact qui s’établit entre eux. Le croisement devient alors un entrecroisement d’images : un devenir-minéral du papier et, inversement, un devenir-papier du minéral.

C’est précisément dans cette zone de contact, fragile et active, que l’image advient — Là où ça touche.

1 Un photogramme est techniquement constitué de la séquence suivante : source de lumière /objet/papier photo. Selon le sujet du photogramme, il s’agit d’une ombre plus ou moins translucide projeté sur le papier photographique.

2 Un contre-photogramme est constitué de la séquence suivante : source de lumière / papier photo / objet. La lumière traverse le papier photo et réfléchit l’image de la surface de l’objet sur le papier photo, il s’agit d’une réflexion.