La malle secrète habite l’espace rempli d’espèce. Spacieuse, elle sera ouverte lors du finissage pour une espèce de parade. A ce moment, venez déguisé.e.s, il y aura l’espace pour que les espèces se transforment.
On s’est dit
que la couleur de la malle n’avait d’abord pas la bonne teinte, trop rose papier toilette fois gras. On a cherché à faire autrement. On a essayé de faire un dessin à plusieurs au milieu des fleurs de Julien, Pauline a conclu en nous proposant de faire le poirier, assis.es depuis trop longtemps. On s’est demandé.es aussi ce que ça nous faisait d’être ensemble.
Marou a relu Espèce d’espace. On a parlé de cet espace qui s’agrandit et qui se construit au fil du temps. On a parlé de ce qui peut nous rassurer. On a regardé la pluie tomber. Le temps s’allonger, comme des géant.es. Nos yeux ont cramé face aux murs trop blancs. On a glissé sur le sol trop lisse. Julien a mis de la mousse partout avec un savon, et Marou dormait contre le mur. Les murs suintaient et gelaient car le temps passait trop lentement et les saisons changeaient trop rapidement. Martin nous a appelé mais les ondes se sont mises à chanter, et nous ne nous sommes plus entendu.e.s. Elles chantaient, plus fort que nous. On a dû sortir de l’espace pour ne pas être étourdi.e.s par leurs chants.
On a dû partir, comme ça, laissant les créatures continuer sans nous.










