La glace et le mur fondaient en même temps, 2023

Guillaume Jezy

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Guillaume Jezy / Jezy Knez, «La glace et le mur fondaient en même temps», 2023, bois, vase, Festival international de jardins, Hortillonnages, Amiens, photographie : Guillaume Jezy
Guillaume Jezy / Jezy Knez, «La glace et le mur fondaient en même temps», 2023, bois, vase, Festival international de jardins, Hortillonnages, Amiens, photographie : Guillaume Jezy
Guillaume Jezy / Jezy Knez, «La glace et le mur fondaient en même temps», 2023, bois, vase, Festival international de jardins, Hortillonnages, Amiens, photographie : Guillaume Jezy
Guillaume Jezy / Jezy Knez, «La glace et le mur fondaient en même temps», 2023, bois, vase, Festival international de jardins, Hortillonnages, Amiens, photographie : Guillaume Jezy
Guillaume Jezy / Jezy Knez, «La glace et le mur fondaient en même temps», 2023, bois, vase, Festival international de jardins, Hortillonnages, Amiens, photographie : Guillaume Jezy
Guillaume Jezy / Jezy Knez, «La glace et le mur fondaient en même temps», 2023, bois, vase, Festival international de jardins, Hortillonnages, Amiens, photographie : Guillaume Jezy

La glace et le mur fondaient en même temps, 2023

bois, vase Les Hortillonnages Amiens Festival international de jardins - Hortillonnages commissariat Art & jardins - Hauts-de-France

Jezy Knez (avec Jérémy Knez)

 

Si le caractère naturel des hortillonnages est évident, le site n’en demeure pas moins un paysage façonné par et pour l’humain (parcelles horticoles, jardins d’agréments, site touristique et patrimonial…). Sans domestication, sans réfection des berges, les hortillonnages dans leur état disparaîtraient. C’est dans cette recherche d’équilibre entre nature dite sauvage et paysage maîtrisé, dans une forme de tension entre l’une et l’autre que s’inscrit cette création.

Construite en planches de coffrage, l’installation s’intègre aux hortillonnages comme une fabrique de jardin. Deux entités s’y confrontent : d’un côté un relief de vase disposé sur une plateforme qui le surélève légèrement du sol, de l’autre une construction de blocs amassés. Les deux matières semblent engagées dans des mouvements contraires, se repoussent mutuellement. Les forces qui caractérisent les hortillonnages, leur interdépendance ainsi que les différentes temporalités qui s’y succèdent, sont ici réinterrogées.

À partir de ce face à face formel, de nouvelles dimensions apparaissent, conviant des récits et des imaginaires ouverts. Lorsque l’on arrive sur le site, c’est une scène que l’on croit distinguer. Les blocs deviennent un décor, la vase un personnage qui interprète les mutations naturelles du site, tout en rappelant son statut artificiel par mise en abîme. En découvrant l’arrière de l’installation, on y perçoit le mouvement spontané d’un ensemble de constructions qui s’agglutinent autour d’un vide encore imperméable. Les charpentes évoquent un chantier éternel capable de s’étendre mais également les tuteurs d’appoint d’un organisme aussi bien offensif que défensif.