Wieners Losers, 2014-2015

Olivier Garraud

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Olivier Garraud, «Wieners Losers», 2015, vue d’exposition, wall Drawing
Olivier Garraud, «Wieners Losers», 2015, vue d’exposition, wall Drawing
Olivier Garraud, «Wieners Losers», 2015, vue d’exposition, wall Drawing
Olivier Garraud, «Wieners Losers», 2015, vue d’exposition, wall Drawing

Wieners Losers, 2014-2015

Posca dimensions variables Maison des arts de Malakoff Malakoff

L’hégémonie culturelle des Etats-Unis sur le Canada, la domination économique de la Chine en Asie, ou encore l’influence (ingérence ?) de la Russie et des pays de l’Europe de l’Ouest sur ceux de l’Europe de l’Est, tel semble être la situation qu’illustre la carte du monde (un monde si sombre !) dessinée à même le mur par Olivier Garraud. La Mongolie, le Canada, l’Afrique entière ou encore l’Amérique latine y sont définis comme des Losers (perdants). Quant à eux, les États-Unis ou la Chine, et plus largement tous les pays disposant de la bombe atomique, sont décrits comme des Wieners.

Or, le remplacement d’une lettre par une autre (le e de wieners se substituant au premier n de winners) fait de ces régions non pas des Winners (gagnantes) comme l’opposition classique gagnant/perdant devrait nous le faire penser, mais comme des Wieners (saucisses, et surtout en argot : bites). Que penser dès lors d’une compartimentation du monde opposant des perdants à des gagnants qui ne le sont pas : à des bites ?

Pierre Vialle

Texte écrit à l’occasion de l’exposition collective Jusqu’à ce que rien n’arrive, Maison des Arts, Malakoff, 2015.