Artistes
Louise Perrussel : née en 1998 à Rennes, vit et travaille à Nantes.
Petits équipements sensibles, 2026Ateliers Médicis
La dame, l’organe, l’attente et l’amphibien, 2025CAC Brétigny, Marolles-en-Hurepoix
On dit qu’elles ont la peau douce, 2025Vitrines Passage Graslin, Nantes
Super support, 2025Orangerie du Thabor, Rennes
Enfiler des perles, 2024Parc de la Gaudinière, Nantes
Cascade, 2024Galerie Hors-Champ, Loire-Authion
100% l’expo, 2024Grande Halle de la Villette, Paris
Expositions personnelles
2026
- «Touch &Release», L’Attrape-Couleurs, Lyon
2025
- «On dit qu'elles ont la peau douce», Vitrines du Passage Graslin, Collectif Open It, Nantes
- «Objets tendres», Millefeuilles, Nantes
Expositions collectives
2026
- «L’emboîtement rêvé», exposition en duo avec Léo Moisy, Atelier Alain Le Bras, Nantes
2025
- «Super support», Exposition en duo avec Léo Moisy, Orangerie du Thabor, Rennes
- «Ainsi font, font, font», CAC Brétigny, Marolles-en-Hurepoix
- «Multifacettes», Art Delivery, Ecole des Beaux-Arts de Nantes
2024
- «Un trou pour passer la tête», Exposition en duo avec Léo Moisy, Galerie Hors-champ, Loire-Authion
- «100% L’EXPO», Grande Halle de La Villette, Paris
- «Sortir du bois», Parc de la Gaudinière, Nantes
- «Hybrid’art 2024,», Centre d’art Fernand Léger, Port-de-Bouc
2023
- «Prima Materia», Galerie Paradise, Nantes
- «Playtime (is over)», dans le cadre du Voyage à Nantes, Beaux-arts de Nantes
2021
- «Mini», Galerie Openschool, Nantes
- «A Clock without Hands», Les Ateliers de la Ville en Bois, Nantes
2019
- «Evocation of entities», Gallery Project Space
Résidences
2026
- «Création en cours», Ateliers Médicis, à Cappy (Somme), mars-juin 2026
- «Usine Utopik», Tessy-sur-Vire, 25.08 - 16.10.2026
2024
- «Un trou pour passer la tête», Résidence en duo avec Léo Moisy dans le cadre de l’exposition, Galerie Hors-champ, Loire-Authion
Publications, diffusions
2025
- «NON-FICTION #6, Prenez soin de vous», édition NONFICTION, dir. Céline Poizat
2024
- «100% L’EXPO», catalogue de l’exposition, dir. Atelier Pierre Pierre et Guillaume Tourscher
- «Ceci n’est pas une pipe, Sortir du bois 2024», podcast de Marine Combes
2023
- «Swooch, Tap-tap, Brrr», Mémoire auto-édité
Collections publiques, acquisitions
Workshops, enseignement
2024
- Atelier Cadavre Exquis, du dessin à la sculpture avec une classe de CM1, St-Mathurin-sur-Loire
2016-2020
- Ateliers artistiques avec différents publics (3-5 ans, 6-7 ans, 8-12 ans) et personnes en situation de handicap en centre de loisirs 2020 et séjours vacances
Écoles, formations
2023
- DNSEP, avec les félicitations, Beaux-Arts de Nantes
2021
- DNA, avec les félicitations, EESAB-Lorient
2019
- Semestre à DIT, Dublin
Les œuvres de Louise Perrussel jouent de multiples attirances. D’abord, celle que l’artiste ressent pour des objets quotidiens et leurs formes indolentes, drôles ou étranges, qu’elle détourne juste assez pour les rendre improductives. Le début de l’histoire (2024) évoque ainsi, non sans humour, une immense boîte de mouchoirs vides ou un sac molletonné et confortable auquel confier des secrets. Louise éprouve également de la fascination pour des matières qu’elle prend plaisir à travailler: textiles chatoyants ou molletonnés, plâtre ou terre crue, métal ou béton, etc. Pour En prise (2021), elle fait ainsi le choix de laisser l’argile crue se transformer au fil de l’exposition, quitte à devoir en prendre soin en l’arrosant régulièrement.
Les activations possibles des manches démesurées, des trous, des poignées et des tuyaux mous qui peuplent le travail de Louise laissent libre cours aux imaginaires des visiteur·euses. Il est fort possible que les démangent même l’envie de toucher, d’expérimenter, de jouer avec ces formes étranges. Que les fascinations de l’artiste pour des morphologie et des matériaux se transmettent. Jusqu’ici, l’artiste s’intéressait à cette frustration, à cette envie de manipuler provoquée par le rapport visuel avec une œuvre présentée dans des contextes où toucher est interdit.
Plus récemment, Louise réalise pour une exposition en plein air l’installation Enfiler des perles (2024). Ici plus de frustration. Le contexte de présentation de l’œuvre permet à chacun·e de jouer avec les perles de béton ou de se suspendre aux barres métalliques. Les enfants s’en donnent à cœur joie. Comme le souligne l’artiste, elles et ils sont souvent plus à l’écoute des envies suscitées par l’installation, conçue en écho aux aires de jeux ou à des mobiliers de fitness urbain. Louise associe ces références formelles à des billes de ciment qui entourent les barres métalliques. L’activité ludique ou sportive rencontre ainsi l’activité créative: on se balance, on enfile des perles, ou on imagine d’autres usages pour cette sculpture-objet. Les possibilités ouvertes par l’invitation faite à tou·tes de s’approprier par leurs actions les formes modelées par les gestes de l’artiste sont multiples: leur exploration promet de joyeuses découvertes partagées.
Marie Plagnol
Démarche artistique
«J’ai l’impression qu’ils m’attendent», affirme l’un des personnages du film d’Agnès Varda, Les Glaneurs et la glaneuse, à propos des objets qu’il ramasse dans la rue. Les objets auxquels je m’intéresse semblent être tous liés au corps, autant plastiquement que par leur fonctionnement. Mous, dodus, charnus, perméables, éphémères, troués, articulés, sensuels, ils sont émetteurs, conducteurs, transmetteurs de flux et de fluides. Ces objets possèdent une enveloppe, une peau et de fait, une intériorité. J’aime à penser que les choses sont dotées d’une profondeur invisible à nos yeux.
Mes sculptures découlent de multiples gestes – mouler, coudre, souder ou envelopper – et de la rencontre de matières dures, molles, brutes ou domestiques.
À travers la sculpture, j’explore les porosités entre sujet, objet, sculpture et chose. Avec humour, je déplace et j’hybride les formes du quotidien, les dépouillant de leur fonction première pour devenir choses en soi, familières et étranges. Devenues «objets à comportement», ces formes sculpturales oscillent aux lisières de l’indicible et de l’abstraction.
J’imagine mes sculptures d’après de potentielles activations, dont semblent témoigner les trous, les embouts, les poignées, les matières douces et haptiques. Un fort désir de manipulation advient devant ces formes au potentiel performatif, comme autant de gestes à la fois banals et instinctifs, sensuels et frustrés.
Au premier regard douces et réconfortantes, elles acquièrent dans un second temps une certaine étrangeté, parfois grinçante et malaisante, permettant de réévaluer nos liens aux objets qu’elles évoquent et de mettre en lumière leur caractère agentif.
40 rue du Bois Hercé
44100 Nantes, France
Tél. : 0649458240
louise-perrussel@hotmail.fr
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